Crise en Guyane : le plan d'urgence du gouvernement jugé insuffisant, les négociations suspendues

La ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts, à Cayenne (Guyane), lors d\'une conférence de presse, le 29 mars 2017.
La ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts, à Cayenne (Guyane), lors d'une conférence de presse, le 29 mars 2017. (JODY AMIET / AFP)

Le plan d'urgence de plus d'un milliard d'euros proposé par le gouvernement a été jugé insuffisant par le collectif qui mène la contestation sociale en Guyane. Les négociations ont été suspendues jusqu'à 16 heures (heure de Paris).

Les négociations, qui duraient depuis samedi après-midi, ont été suspendues en Guyane dimanche 2 avril, à 8h30 (heure de Paris, 3h30 locales), selon l'envoyée spéciale de franceinfo présente à la préfecture de Cayenne, où se tenaient les échanges entre les représentants du gouvernement et le collectif qui mène la contestation. Les deux parties ont convenu de se revoir à 16 heures dimanche (heure de Paris, 11 heures locales).

Matthias Fekl est reparti à Paris

Le plan d'urgence gouvernemental de plus d'un milliard d'euros, a été jugé insuffisant à l'unanimité par le collectif "Pou La Gwiyann dékolé", qui regroupe les mouvements de contestation sociale en Guyane. 

Le ministre de l'Intérieur, Matthias Fekl, est reparti samedi à Paris mais sa collègue des Outre-Mer, Ericka Bareigts, est toujours présente sur place pour rediscuter point par point des mesures proposées pour sortir la Guyane de la crise.

La santé et la sécurité en question

Les négociations achoppent sur les questions de santé et de sécurité. Différentes tables rondes ont eu lieu dans plusieurs pièces de la préfecture de Cayenne, tandis que la ministre des Outre-Mer, Ericka Bareigts, se trouvait au premier étage pour trancher.

Le temps commence néanmoins à presser, car la ministre doit ensuite repartir en métropole, avec le compromis négocié avec les manifestants, afin qu'il puisse être présenté en conseil des ministres mercredi.

Les membres des collectifs ne savaient pas, lors de la suspension des négociations dimanche matin, si la ministre serait toujours présente à Cayenne lors de la reprise des discussions, ou si elle serait déjà repartie en direction de Paris.