VIDEO. Morlaix : les raisons de la colère

JULIEN PELLETIER, ISABELLE DELION, MICHEL HIVERT / FRANCE 2

Une équipe de France 2 a rencontré des maraîchers qui se plaignent des marges toujours plus faibles et des formalités administratives qui se multiplient.

Leur trésorerie et leur moral sont au plus bas. Des maraîchers ont incendié dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 septembre deux bâtiments publics dans l'agglomération de Morlaix (Finistère) dont le centre des impôts de la ville. Ils expliquent avoir mené cette action pour protester contre les contraintes administratives et fiscales qui pèsent sur eux. "On vend l'échalotte le kilo à 6 centimes et on la retrouve dans les grandes surfaces autour de 4 euros (...) On se demande où passe la différence", raconte à France 2 Yannis Moal, un maraîcher breton.

Des formalités "qui vous dépassent"

Non seulement les prix sont en baisse mais la paperasserie s'accumule. "On vous met des couches et des couches et des couches de normalisation, d'obligations, de réglementation, qui vous dépassent, dit Eric Schievene, producteur de tomates. Alors on oublie, on est hors-délai, c'est pas fait comme il faut, vous n'avez pas respecté ce qu'on vous a demandé (...) Donc on le fait, on paie des pénalités. Et comme on paie des pénalités,  ça ampute encore votre budget", détaille-t-il.

"Je tire un coup de chapeau à ceux qui ont osé faire ce qu'ils ont fait", a lancé le président de la FDSEA du Finistère, Thierry Merret. Des propos dont s'écarte Xavier Beulin, président de la FNSEA. Toutefois, il estime que cela traduit "une exaspération du monde agricole (...) une lassitude, une espèce de ras-le-bol. Pour autant, il y a d'autres formes d'actions".

Vous êtes à nouveau en ligne