Incendies de Morlaix: six personnes en garde à vue

Des pompiers luttant contre les flammes lors de l\'incendie du centre des impôts de Morlaix (Finistère), le 20 septembre 2014.
Des pompiers luttant contre les flammes lors de l'incendie du centre des impôts de Morlaix (Finistère), le 20 septembre 2014. (ARZHEL FLEOUTER / CITIZENSIDE.COM / AFP)

Six personnes issues du monde agricole ont été interpellées et placées en garde à vue dans l'enquête sur les incendies de bâtiments publics survenus en septembre 2014 à Morlaix.

Six personnes liées au monde agricole ont été interpellées et placées en garde à vue, mercredi 4 mars, dans le cadre de l'enquête sur les incendies de bâtiments publics à Morlaix le 19 septembre. L'incident était intervenu en marge d'une manifestation d'agriculteurs bretons en colère. Le procureur de la République de Brest a d'abord annoncé "plusieurs personnes placées en garde à vue, sur commission rogatoire délivrée par le juge d'instruction en charge du dossier". De sources proches de l'enquête, les gardés à vue sont au nombre de six.

Il s'agit de personnes liées au monde agricole, dont cinq ont été interpellées vers 7 heures du matin. Des perquisitions étaient en cours sur plusieurs exploitations agricoles du nord du Finistère. Plus de six autres personnes étaient en cours d'audition mercredi matin, ou devaient être entendues comme témoins dans la journée.

Des dégâts estimés à 2,5 millions d'euros

Une centaine de légumiers du nord du Finistère avaient incendié, dans la nuit du 19 au 20 septembre 2014, le centre des impôts et le bâtiment abritant la Mutualité sociale agricole (MSA) de Morlaix lors d'une manifestation contre les réglementations administratives et fiscales. Les dégâts causés par les incendies des deux bâtiments sont estimés à 2,5 millions d'euros. Le Premier ministre, Manuel Valls, avait condamné fermement ces incendies et promis des poursuites judiciaires.

Un militant des Bonnets rouges avait déjà été interpellé en octobre dans le cadre de cette affaire. L'homme, âgé de 40 ans, a été mis en examen pour "dégradation et destruction" d'un bien et entrave à l'arrivée des secours. Se présentant comme un "membre actif" des Bonnets rouges, le suspect a été écroué dans un premier temps puis relâché et placé sous contrôle judiciaire. Il avait reconnu avoir participé à la manifestation mais contesté son implication dans les incendies.

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