Abattoirs Gad : un accord de sortie de crise trouvé

Des salariés de l\'abattoir Gad de Josselin (Morbihan), le 22 octobre 2013.
Des salariés de l'abattoir Gad de Josselin (Morbihan), le 22 octobre 2013. (FRED TANNEAU / AFP)

Selon "Ouest-France", la direction et les syndicats se sont accordés sur les primes de licenciement notamment. Les salariés et les actionnaires doivent être consultés jeudi matin.

Le blocus de l'abattoir Gad de Josselin (Morbihan) par les salariés licenciés de Lampaul-Guimiliau (Finistère) va-t-il être levé ? Selon Ouest-France, la direction et les salariés ont trouvé, mercredi 23 octobre dans la soirée, un accord de sortie de crise après neuf heures de négociations. Francetv info fait le point sur ce qu'ont obtenu les 889 employés de la société d'abattage et de découpe de porcs en grande difficulté qui vont perdre leur travail.

La prime de licenciement doublée

"Nous observons des avancées significatives qui devraient, en toute logique, mener à une fin du conflit", a assuré le préfet du Finistère, Jean-Luc Videlaine, cité par Ouest-France. Selon lui, la direction a accepté "le doublement de la prime de licenciement supralégale qui avait été négociée au sein de l'entreprise". Ce doublement représente "400 euros par année d'ancienneté, plafonné à 25 ans", a fait savoir Olivier Le Bras, délégué central FO. 

Les salariés ont aussi obtenu des primes de 2 000 euros jusqu'à trois ans d'ancienneté et de 2 200 euros ensuite.

Les journées de grève payées

La Cecab, coopérative agricole bretonne, actionnaire majoritaire de Gad, a également accepté "le paiement des journées de grève" en échange de la levée du blocage de ses sites, a également indiqué Olivier Le Bras. Mais cela "était déjà pratiquement acté", a-t-il nuancé. 

La direction, dans un communiqué, a aussi souligné que la Cecab "s'est engagée à faciliter tout projet de reconversion permettant de recréer des emplois sur les sites industriels de Lampaul et Saint-Nazaire", sans plus de précisions. En revanche, selon Olivier Bras, "rien n'a avancé" concernant une potentielle cession du site. La Cecab ne veut "pas entendre parler d'un concurrent potentiel sur le site de Lampaul-Guimiliau". "C'est une grosse déception", a commenté le syndicaliste.

Vers la levée du blocus ? 

Pour Alain Perrin, directeur général adjoint de la Cecab, "nous avons trouvé les termes d'un accord qui va permettre un déblocage des sites et une sortie de cette situation de conflit". Les salariés de Lampaul-Guimiliau bloquent en effet depuis mardi l'abattoir de Josselin afin de réclamer de meilleures conditions de départ. 

"Ce n'est pas assez mais ce n'est pas rien", a réagi de son côté Olivier Le Bras, un peu moins enthousiaste. Il a précisé que les syndicats allaient proposer aux salariés la levée du blocage. Ils doivent voter jeudi matin, lors d'une assemblée générale.

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