WikiLeaks et Yanis Varoufakis s'attaquent au traité transatlantique

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, dans une vidéo publiée le 11 août 2015.
Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, dans une vidéo publiée le 11 août 2015. (THEWIKILEAKSCHANNEL / YOUTUBE)

Le site internet promet 100 000 euros de récompense à quiconque révélera le contenu du TTIP. L'ancien ministre des Finances grec a déjà contribué.

WikiLeaks part en guerre contre le très secret traité transatlantique (TTIP). L'organisation de Julian Assange a officiellement lancé mardi 11 août une levée de fonds. Objectif : récolter 100 000 euros pour récompenser la personne qui révélera le contenu de ce texte, négocié en ce moment entre les Etats-Unis et l'Union européenne.

"Le secret du TTIP assombrit le futur de la démocratie européenne. Sous cette couverture, les intérêts privés se déchaînent, comme nous l'avons vu ces derniers temps avec le siège financier contre le peuple grec", argumente Julian Assange sur le site officiel de WikiLeaks (en anglais).

"La transparence a besoin d'un coup de main"

La référence aux négociations entre Athènes et ses créanciers n'est pas anodine. L'ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis est l'un des premiers contributeurs de cette levée de fonds, aux côtés de Vivienne Westwood ou de Glenn Greenwald, le journaliste à l'origine des révélations d'Edward Snowden.

"La transparence a besoin d'un coup de main dans la zone euro, mais aussi dans les négociations commerciales qui l'affectent", a justifié Varoufakis sur Twitter.

Pour l'heure, WikiLeaks a déjà récolté 80 380 euros, de la part de 1 603 contributeurs.