Tafta : la notion de terroir, principal point de blocage

France 3

Lundi à Bruxelles, les négociations reprendront sur le projet d'accord commercial entre l'UE et les États-Unis. Enjeux : ouvrir des zones de libre-échange commercial dans l'industrie ou l'agriculture, ce dernier secteur étant le principal point d'achoppement.

Du lait cru ainsi qu’un moulage à la louche et à la main. Deux éléments obligatoires pour qu'un camembert de Normandie mérite l'appellation d'origine protégée (AOP). Un sigle qui témoigne de son lien au terroir.

Une notion créée par les viticulteurs il y a 80 ans. Depuis, les produits laitiers, les volailles, les fruits et légumes s'en sont inspirés. Aujourd'hui, une exploitation sur cinq (hors viticulture) en France produit des indications géographiques protégées et les commercialise sous un nom qui est celui de son terroir.

Le mot terroir est inconnu aux États-Unis

Cette notion d'indication géographique est défendue par l'UE, mais le mot terroir n'a pas de traduction aux États-Unis, qui privilégie les marques privées. Camembert, salers, chablis ou champagne ne sont que des génériques. Des produits que l'on peut copier et à moindres frais.

Ainsi, deux bouteilles de vin mousseux sur trois produites aux États-Unis portent la dénomination champagne. Une concurrence qui pénalise ce grand vignoble, mais aussi les appellations plus petites. En exigeant la reconnaissance de ces indications géographiques dans le futur traité transatlantique, l'UE veut défendre ses marchés, mais aussi ses savoir-faire, porteurs de patrimoine et de culture.

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