Tafta : l'accord de libre-echange entre l'UE et les Etats-Unis repoussé

Objectif initial de la Commission européenne, la conclusion sous l\'administration Obama de l\'accord de libre-échange (TTIP ou Tafta) en négociation entre l\'UE et les Etats-Unis n\'est désormais plus envisagée par les ministres européens du Commerce, qui étaient réunis vendredi 23 septembre à Bratislava.
Objectif initial de la Commission européenne, la conclusion sous l'administration Obama de l'accord de libre-échange (TTIP ou Tafta) en négociation entre l'UE et les Etats-Unis n'est désormais plus envisagée par les ministres européens du Commerce, qui étaient réunis vendredi 23 septembre à Bratislava. (PHILIPPE TURPIN / MAXPPP)

L'accord de libre-échange UE/Etats-Unis, dit accord TTIP ou Tafta, est finalement repoussé pour cause de “calendrier pas réaliste”. Il ne se fera donc pas sous l'administration Obama, contrairement au souhait de la Commission européenne.

L'accord de libre-échange UE/Etats-Unis, dit accord TTIP ou Tafta, est finalement repoussé pour cause de calendrier "pas réaliste”, a indiqué le ministre slovaque de l'Economie, Peter Ziga, dont le pays préside l'UE, lors d'une réunion des ministres européens du Commerce à Bratislava vendredi 23 septembre. L'accord ne se fera donc pas sous l'administration Obama, contrairement au souhait de la Commission européenne.

L'objectif initial était de parvenir à un accord d'ici janvier prochain, avant le départ du président américain. Mais la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, a admis que cela semblait "de plus en plus improbable”.

Les Etats sont divisés

Ces négociations, débutées en 2013, suscitent les réticences de plusieurs Etats membres, dont la France et l'Autriche. L'accord envisagé avec les Etats-Unis a de nombreux opposants : ONG, élus de tous bords, syndicats ou militants. Ils l'estiment "dangereux" pour la démocratie ou la sécurité alimentaire.

Douze pays, dont l'Italie, l'Espagne et la Grande-Bretagne, ont en revanche ouvertement affiché leur soutien au traité de libre-échange dans une lettre ouverte.

Avec les élections aux Etats-Unis, “les discussions seront suspendues de fait pendant au moins six mois”, indique la commissaire au Commerce.