Le cabinet de Gallois dément vouloir supprimer les 35 heures

L\'ancien patron d\'EADS, Louis Gallois, s\'exprime devant l\'Académie des sciences morales et politiques, le 22 octobre 2012, à Paris.
L'ancien patron d'EADS, Louis Gallois, s'exprime devant l'Académie des sciences morales et politiques, le 22 octobre 2012, à Paris. (CHRISTOPHE MORIN / MAXPPP)

La mesure figurerait dans le rapport sur la compétitivité remis le 5 novembre, selon "Le Parisien".

ECONOMIE - Aussitôt paru dans la presse, aussitôt démenti. Les services de l'industriel Louis Gallois, qui doit publier son rapport Gallois sur le "choc de compétitivité" le 5 novembre, ont démenti vouloir supprimer les 35 heures : "Les informations parues dans le journal du Parisien ce jour concernant une éventuelle prise de position de Louis Gallois sur les 35 heures sont erronées", a déclaré le Commissariat général à l'investissement dans un communiqué. 

Le Parisien avait annoncé cette "bombe" dans son édition de jeudi 25 octobre. La réforme des 35 heures avait pourtant été mise en place sous la gauche, en 1998, quand Lionel Jospin était Premier ministre et Martine Aubry, ministre des Affaires sociales.

Un temps de travail négocié entreprise par entreprise

Le quotidien affirme que l'ancien patron d'EADS "a beaucoup consulté" pour rédiger ce rapport, "notamment dans le camp patronal dont il est lui-même issu". Le Parisien, citant plusieurs sources, explique que le rapport préconiserait de ramener la durée légale de temps de travail hebdomadaire à 39 heures et même de "supprimer toute référence à une durée légale du travail imposée à tous".

"L'idée serait d'autoriser un système à la carte." En clair, le temps de travail serait négocié par les syndicats et le patronat, entreprise par entreprise. Si l'Elysée acceptait une telle proposition, "ce serait un véritable reniement politique", analyse un proche du président. Depuis quelques jours, le gouvernement prend ses distances avec le rapport Gallois, dont les conclusions seraient, à bien des égards, déjà écartées.