Gaz de schiste : Matignon rejette la proposition du rapport Gallois

Les Etats-Unis autorisent l\'exploration des gaz de schiste, comme ici à Weld County, dans l\'est du Colorado, le 30 mai 2012. 
Les Etats-Unis autorisent l'exploration des gaz de schiste, comme ici à Weld County, dans l'est du Colorado, le 30 mai 2012.  (GARY C. CASKEY / MAXPPP)

Le commissaire général à l'investissement préconise, dans son document rendu lundi, la reprise des recherches sur l'exploitation des gaz de schiste. Mais le Premier ministre a refermé  le débat.

COMPETITIVITE - Matignon reste ferme sur les gaz de schiste. Les services du Premier ministre ont annoncé, lundi 5 novembre, que la proposition de reprise des recherches sur l'exploitation des gaz de schiste, préconisée dans le rapport Gallois, "n'est pas retenue". Le commissaire général à l'investissement, Louis Gallois, a rendu lundi son document comportant 22 mesures pour relancer la compétitivité.

Le 19 octobre, François Hollande avait de nouveau pris ses distances avec cette éventuelle proposition, évoquant "un rapport [Gallois] qui engage son auteur, qui n'engage pas le gouvernement, pas le président de la République".

Lundi, dans la matinée, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait affirmé sur RTL vouloir "réfléchir" à l'exploitation du gaz de schiste. Un peu plus tard, au Talk Orange-Le Figaro, le ministre délégué aux Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, avait lui considéré que le gaz de schiste n'était pas "quelque chose qu'il faut pour l'éternité écarter"

Le gaz de schiste, point sensible entre PS et Verts

En réponse à cette déclaration du ministre, Jean-Vincent Placé, président du groupe écologiste au Sénat, avait alors déclaré qu'"un revirement du gouvernement serait une violation absolue de l'accord passé [entre] le PS" et Europe Ecologie-Les Verts. Car le gaz de schiste, source d'énergie contestée par les écologistes, est un point sensible au sein de la majorité. "Si le Premier ministre reprend ces propositions du rapport Gallois, il y aura une large fracture dans la majorité avec les écologistes", avait prévenu Jean-Vincent Placé.

Le Premier ministre a visiblement pris cette menace au sérieux. Il referme ainsi le débat sur le sujet, comme l'avait fait François Hollande lors de la conférence environnementale, le 14 septembre. Après quelques semaines de flottement gouvernemental, le président de la République avait annoncé le rejet de sept demandes de permis d'exploration d'hydrocarbures du fait des inquiétudes locales sur le gaz de schiste. 

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