Claude Evin : "Les viticulteurs sont instrumentalisés par la publicité"

(Claude Evin, père de la loi qui encadre depuis 1991 la publicité sur l'alcool © MaxPPP)

Le volet sur la publicité pour l’alcool de la loi Evin sur l’alcool a été assoupli en commission à l’Assemblée nationale. Pour le père de la loi, les attaques au règlement viennent du monde publicitaire.

Invité de France Info, ce mardi, Claude Evin, a réagi à l’assouplissement de la loi sur l’alcool et la santé qui porte son nom. La commission des Affaires sociales de l'Assemblée a maintenu lundi une disposition votée par le Sénat qui veut faire la différence entre la publicité et l’information sur le vin, afin de défendre les terroirs.

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Selon l'ancien ministre de la Santé, Claude Evin, ce ne sont pas les viticulteurs qui veulent bénéficier de la disposition, mais le monde de la publicité.

"Ce qui est recherché, c'est de pouvoir faire de la publicité sur des alcools industriels et des alcools forts, comme le whisky et la vodka".

La réaction de Claude Evin, ancien ministre de la santé, interrogé par Fabienne Sintès
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Ce n'est pas la première fois que les parlementaires cherchent à modifier la loi Evin datant de 1991. En juin dernier, contre l'avis du gouvernement, une disposition similaire, soutenue par des élus de la majorité et de l'opposition, avait été introduite et adoptée dans le cadre de la "loi Macron", mais le Conseil constitutionnel l'avait censurée pour des raisons de forme.