Comment les boissons énergisantes peuvent booster la Sécu

La taxe proposée par les députés socialistes sur les boissons énergisantes serait de 200 euros par hectolitre.
La taxe proposée par les députés socialistes sur les boissons énergisantes serait de 200 euros par hectolitre. (ALEXEY MALGAVKO / RIA NOVOSTI / AFP)

La commission des Affaires sociales de l'Assemblée a adopté, mercredi, un amendement en faveur d'une taxe sur ces boissons, dans le cadre du budget de la Sécurité sociale.

BUDGET – Le taureau a des raisons de devenir rouge. La commission des Affaires sociales de l'Assemblée s'est prononcée mercredi 17 octobre en faveur d'une taxe spéciale sur les boissons énergisantes, comme le Redbull. Elle sera discutée dans le cadre du budget de la Sécurité sociale, examiné la semaine prochaine par l'ensemble des députés. FTVi vous explique ce projet de taxe.

Quelles sont les boissons concernées ?

Cette taxe spécifique touchera les boissons contenant un seuil minimal de 0,22 gramme de caféine et 0,3 gramme de taurine par litre. Environ 40 millions de litres de ce type de boisson sont consommés chaque année en France. Pour l'instant, "ces boissons ne sont pas plus taxées qu'un simple soda, notre idée c'est de les taxer comme des boissons à risques", affirme le rapporteur du texte, Gérard Bapt. La nouvelle taxe serait fixée à 200 euros par hectolitre.

En 2011, le projet de loi de finances avait déjà instauré une taxe sur les sodas avec édulcorants et sucres ajoutés, comme le Coca-Cola, à hauteur de 7,70 euros par hectolitre.

Quels sont les bénéfices escomptés ?

Avec cette taxe, les députés socialistes espèrent un double effet. D'une part, ils veulent dissuader les consommateurs – qui sont pour la plupart des adolescents – de consommer à l'excès ces boissons dites énergisantes, qu'ils mélangent fréquemment à de l'alcool.

D'autre part, cette taxe devrait permettre de générer de nouvelles recettes dans le budget de la Sécurité sociale, tout comme la hausse de la taxe sur la bière. Cette dernière est d'ailleurs plombée par une exonération pour les "brasseries artisanales", comme l'a expliqué mercredi le patron des députés PS, Bruno Le Roux. Cette exemption touchera les "petites brasseries indépendantes" dont la production annuelle est inférieure ou égale à 10 000 hectolitres. 

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