Marine Le Pen mène campagne en Italie

Marine Le Pen devant la banque franco-belge Dexia à Paris, le 17 octobre 2011.
Marine Le Pen devant la banque franco-belge Dexia à Paris, le 17 octobre 2011. (Zaer BELKALAI / citizenside.com)

Alors que l'Europe connaît la plus grave crise de son histoire, la présidente du Front national qui ambitionne d'être au second tour de la présidentielle est arrivée vendredi en Italie. Au programme visites et discussions autour de l'euro.

Alors que l'Europe connaît la plus grave crise de son histoire, la présidente du Front national qui ambitionne d'être au second tour de la présidentielle est arrivée vendredi en Italie. Au programme visites et discussions autour de l'euro.

Après plusieurs rencontres à Vérone avec des élus de la "Destra sociale", le mouvement issu du MSI, aujourd'hui allié du Peuple de la Liberté (PDL) de Silvio Berlusconi, la présidente du Front national devait débattre vendredi soir à Milan avec une membre du gouvernement, Daniela Santanchè.

Samedi, c'est le chef du gouvernement italien en personne que l'eurodéputée rencontrera. Avec un message précis. "Si demain je peux convaincre M. Berlusconi ou ceux qui sont autour de lui d'ouvrir un débat sur l'euro, j'aurais l'impression d'avoir accompli une mission", a-t-elle assuré.

La politique européenne en ligne de mire

Créditée de 16% à 19% d'intentions de votes selon les sondages, Marine Le Pen ne manque pas une occasion de dénoncer la politique européenne et les "dommages" de l'euro.

Invitée de France Inter jeudi, elle qui prône la sortie de la monnaie unique a dénoncé les plans de renflouement aux pays en difficulté de la zone euro, comme la Grèce, et l'aide médicale d'Etat (AME) pour les immigrés sans papiers démunis de ressources, estimée à 588 millions d'euros en 2011.

La veille, c'est au salon Milipol de la sécurité intérieure des Etats, à Paris, que la patronne du FN a rendu hommage aux PME françaises du secteur et promis de les défendre en prônant une loi "Achetons français". Alors que les PME françaises dépendent lourdement de leurs exportations, Marine Le Pen a balayé tout risque de rétorsion commerciale en réponse aux droits de douane ou quotas d'importation qu'elle défend.

A moins d'une résolution de crise rapide, scénario à ce jour peu probable, le thème risque fort d'être repris tout au long de la campagne par la candidate frontiste.

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