Les députés votent le budget de la Sécu

Les députés quittent l\'hémicycle après le vote du budget 2014 de la Sécurité sociale, le 29 octobre 2013 à Paris. 
Les députés quittent l'hémicycle après le vote du budget 2014 de la Sécurité sociale, le 29 octobre 2013 à Paris.  (PIERRE ANDRIEU / AFP)

Le texte prévoit 2,4 milliards d'euros d'économies dans l'assurance-maladie.

L'adoption s'est faite dans la douleur. Les députés ont voté, mardi 29 octobre dans la soirée, le projet de budget de la Sécu pour 2014, dont son volet controversé sur la fiscalité de l'épargne. Le texte a été adopté en première lecture par 320 voix pour, celles des socialistes, des radicaux de gauche et des écologistes, et 243 voix contre, celles du Front de gauche, de l'UMP, de l'UDI et du FN.

Le texte prévoit 2,4 milliards d'euros d'économies dans l'assurance-maladie par rapport à l'évolution spontanée des dépenses. S'y ajoutent 4,5 milliards de recettes nouvelles, pour une bonne part liées à la réforme des retraites, afin de ramener le déficit de la Sécurité sociale sous les 13 milliards d'euros en 2014.

Le Front de gauche dénonce "l'austérité budgétaire"

"Nous tenons le cap fixé dès le début du quinquennat : celui du redressement de nos comptes et d'une adaptation de notre modèle social", a réagi Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, à l'origine du projet de loi qui sera examiné le 12 novembre par le Sénat.

Mais le texte est loin de faire l'unanimité. Ainsi, les écologistes, qui ont soutenu plusieurs mesures comme la taxation des boissons énergisantes, regrettent que celles concernant l'huile de palme, l'aspartame ou le diesel aient été rejetées.

Du côté des voix opposées au texte, le député UMP Jean-Pierre Door juge que "tout dans ce PLFSS est en trompe-l'œil, dans le déni et l'amateurisme, sans réforme structurelle". Il dénonce aussi "une avalanche de taxes et de fonds de tiroirs vidés". Même diagnostic de l'UDI Francis Vercamer, qui pointe le "rétropédalage étonnant" sur la hausse des prélèvements de certains produits d'épargne. Pour Jacqueline Fraysse, du Front de Gauche, le gouvernement reste "dans le chemin tracé par ses prédécesseurs" de droite et continue "l'austérité budgétaire".

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