Le gouvernement renonce aux économies promises pour 2017

Le secrétaire d\'Etat au Budget, Christian Eckert, à l\'Assemblée nationale, le 29 juin 2016.
Le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, à l'Assemblée nationale, le 29 juin 2016. (THOMAS SAMSON / AFP)

Malgré tout, le déficit public atteindra "2,7% comme prévu, conformément à nos engagements européens", assure le secrétaire d'Etat au Budget.

Oubliée, la promesse faite à Bruxelles de réaliser 50 milliards d'euros d'économies sur trois ans. La France revient sur son engagement : le budget 2017 prévoit une hausse de 6,8 milliards d'euros des dépenses de l'Etat par rapport aux objectifs précédémment fixés. Ces dépenses supplémentaires seront financées en partie seulement par des efforts compensatoires.

Malgré tout, le déficit public atteindra "2,7% comme prévu, conformément à nos engagements européens", explique Christian Eckert, secrétaire d'Etat au Budget, à l'Assemblée nationale, jeudi 7 juillet. "Nous avons fait des efforts pendant quatre ans, nous n'allons certainement pas les dilapider la dernière année."

Des moyens supplémentaires pour certains ministères

Pour le gouvernement, il s'agit de répondre aux "priorités" de l'exécutif et de financer les les mesures en faveur de l'emploi, de la sécurité, de la jeunesse et de l'éducation promises. Les ministères du Travail, de l'Intérieur, de la Justice, de la Défense et de l'Education nationale verront donc leurs moyens augmenter. En terme d'effectifs, 16 125 postes seront créés dans ces ministères prioritaires, tandis que les Finances, l'Economie et l'Aménagement du territoire devront au contraire se serrer la ceinture.

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