Le budget 2020 va "amputer" le niveau de vie des "15% de ménages les plus modestes", selon l'OFCE

Les chômeurs et les retraités ont été mis à contribution, indique l\'observatoire dans son rapport publié mercredi.
Les chômeurs et les retraités ont été mis à contribution, indique l'observatoire dans son rapport publié mercredi. (KAZUHIRO NOGI / AFP)

Les 15% de Français les plus pauvres paient l'effet des réformes des allocations logement et chômage, estime l'Observatoire français des conjonctures économiques.

"Près de 70% des ménages" vont bénéficier des mesures du budget 2020, mais "les 15 % de ménages les plus modestes verront en moyenne leur niveau de vie amputé", annonce mercredi l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), qui a analysé l'effet des mesures prévues dans le budget 2020. "Les chômeurs et les retraités ont été mis à contribution", note l'Observatoire.

Les 15% de Français les plus pauvres paient l'effet des réformes des allocations logement et chômage, estime l'OFCE. "Ils verront en moyenne leur niveau de vie amputé entre -0,2% et -0,4% de leurs revenus" et ce, malgré les revalorisations de l’allocation adulte handicapé (AAH) et de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa).

Les actifs occupés ont capté la majorité des gains de niveau de vie

"En 2020, les mesures socio-fiscales vont contribuer positivement au pouvoir d’achat, à hauteur de 5 milliards d’euros", salue cependant l'institut, grâce "notamment à la baisse de l’impôt sur le revenu". C'est la principale raison pour laquelle "les actifs occupés ont capté la grande majorité des gains de niveau de vie."

"L'effet cumulé des mesures socio-fiscales depuis 2018 reste très fortement marqué par le geste fiscal effectué en direction des ménages les plus aisés en début d'année 2018. Sur les 17 milliards d'euros de gains de pouvoir d'achat pour les ménages depuis 2018, plus de 4 milliards d'euros l'ont été aux 5% de ménages les plus aisés", note également l'OFCE. "A contrario, depuis le début du quinquennat, les 10% de ménages les plus modestes restent en moyenne les perdants de la mise en place des mesures".

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