L'Elysée rend Brégançon au public pour réduire son budget

(SIPA / Alain Robert)

Visiter le fort de Brégançon, la résidence d'été du président, sera bientôt possible. L'Elysée délaissera le fort varois dans le but de réduire son budget de 2% en 2014. Elle s'appropriera la résidence de La Lanterne, près de Versailles. L'Elysée entend s'inscrire dans la trajectoire de redressement des comptes publics. L'objectif est de stabiliser le budget à 100 millions d'euros en 2015.

S'inscrire "résolument dans la trajectoire de redressement des comptes publics " : tel est l'objectif de la présidence. Ainsi, l'Elysée abandonnera le fort de Brégançon dans le but de réduire son train de vie de 2% en 2014. Elle acquerra la résidence versaillaise de La Lanterne, située à une demie heure de Paris. L'Elysée veut fixer le budget à 100 millions d'euros en 2015.

 "L'objectif du président est d'arriver à ce que le budget de l'Elysée soit inférieur à 100 millions d'euros alors qu'il était encore il y a deux ans au niveau de 110 millions voire 112 millions d'euros ", a expliqué René Dosière, député apparenté socialiste de l'Aisne, auteur d'ouvrages critiques sur les finances publiques et les dépenses de la présidence de la république. "C'est une économie substantielle de l'ordre de 10 à 15 millions d'euros sur une période de trois ans ", a jouté le député de l'Aisne.

Les
économies se feront sur les salaires des collaborateurs du président de la
République et sur les déplacements de François Hollande.

Un séjour présidentiel ponctuel à Brégançon

Le Fort de Brégançon sera donné en
gestion au Centre des monuments nationaux dans le courant de l'année 2014. La
présidence pourra néanmoins s'en réserver ponctuellement l'usage. Résidence
officielle du chef de l'Etat depuis 1968, le Fort, situé sur la côte varoise, a
séduit de nombreux présidents, de Georges Pompidou à Jacques Chirac mais aussi
François Mitterrand qui y avait reçu le chancelier allemand Helmut Kohl en août
1985.

Quant à la
résidence de La Lanterne, un ancien pavillon de chasse près du château de
Versailles (Yvelines), elle tombera dans le giron de l'Elysée qui en assurera
désormais les coûts d'entretien.   
L'utilisation du pavillon, réservée aux Premiers ministres jusqu'à la
présidence de Nicolas Sarkozy, avait déjà été transférée au président de la République par une convention datant d'octobre 2008, selon la Cour des comptes. Mais la date d'expiration de cette
convention ayant été passée, la cour a jugé nécessaire "de régulariser le
situation juridique et financière de cette résidence
".