Des élus de Seine-Saint-Denis se mettent "à poil contre l'austérité"

Le maire EELV de L\'Ile-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pose en petite tenue avec certains de ses conseillers municipaux, le 29 novembre 2014, pour dénoncer la baisse de la dotation budgétaire affectée par l\'Etat aux collectivités locales.
Le maire EELV de L'Ile-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pose en petite tenue avec certains de ses conseillers municipaux, le 29 novembre 2014, pour dénoncer la baisse de la dotation budgétaire affectée par l'Etat aux collectivités locales. (ELIOT BLONDET / AFP)

22 élus de L'Ile-Saint-Denis ont posé en petite tenue pour dénoncer la baisse de la dotation budgétaire affectée par l'Etat aux collectivités locales.

Le thermomètre n'affichait que 6 petits degrés à L'Ile-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Pas frileux, des élus de la commune ont tout de même troqué les manteaux pour les slips et posé en petite tenue pour une photo symbolique, en cette froide journée du samedi 29 novembre, pour dénoncer la baisse de la dotation budgétaire aux collectivités locales.

"Y'en a marre d'être plumé"

Devant la mairie de cette commune de 7 000 habitants, l'une des plus petites du département, 22 élus sur 29 ont ôté leurs vêtements en criant : "Assez, assez d'austérité. Y'en a marre d'être plumé." Les dotations budgétaires versées par l'État aux collectivités territoriales baisseront de 11 milliards d'euros à horizon 2017. "Ce sont les villes plus pauvres qui vont le prendre de plein fouet", craint le maire EELV Michel Bourgain.

Avant de s'afficher "à poil contre l'austérité", tous ont posé pour une première photo, habillés et ceints de leurs écharpes tricolores. Les deux clichés doivent désormais être envoyés aux membres du gouvernement et aux députés.

Une perte estimée à 750 000 euros pour la commune

Selon les calculs de la mairie, la ville devrait perdre 750 000 euros de dotations de l'État d'ici 2017, presque 10% de son budget annuel. Soit par exemple, d'après le maire, "un an de fonctionnement des centres de loisirs ou un mois de fermeture des services publics". Par son action, l'édile espère "inciter les autres maires de France à protester".