Budget : Bruxelles place la France sous surveillance renforcée

Conférence de presse du commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, à Bruxelles (Belgique), le 5 mars 2014.
Conférence de presse du commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, à Bruxelles (Belgique), le 5 mars 2014. (THIERRY CHARLIER / AFP)

La Commission européenne s'inquiète car, malgré les mesures de consolidation budgétaire mises en œuvre depuis 2010, "l'endettement public continue d'augmenter".

Bruxelles hausse le ton. La Commission européenne a mis en garde la France, mercredi 5 mars, contre un dérapage de ses déficits publics si elle ne prend pas de nouvelles mesures. Elle a décidé de placer la France sous surveillance renforcée, après avoir une nouvelle fois épinglé son manque de compétitivité et le niveau élevé de sa dette. Bruxelles dit attendre "avec impatience" les détails du pacte de responsabilité, dans l'espoir qu'il permette de redresser la compétitivité de son économie. 

Le déficit public français s'élèverait à 4% du PIB en 2014 puis 3,9% pour 2015, à politique inchangée, alors que la France a promis à ses pairs européens de le ramener sous 3% à cette échéance. Pour l'exécutif européen, la France souffre de nombreux déséquilibres macroéconomiques qui n'ont pas été suffisamment corrigés et nécessitent désormais ce type de surveillance qui sera également appliquée à l'Espagne et à l'Irlande, deux pays qui viennent tout juste de sortir de leur plan d'assistance financière.

La Commission européenne s'inquiète particulièrement car, malgré les mesures de consolidation budgétaire mises en œuvre depuis 2010, "l'endettement public continue d'augmenter". "Ceci accroît le risque d'exposition de la France à des turbulences sur les marchés qui se propageraient à l'économie réelle", avec des "retombées négatives pour l'ensemble de la zone euro" étant donné le poids de la France, indique-t-elle. Pour cette raison, elle appelle Paris à poursuivre ses efforts de consolidation budgétaire via des économies, au vu du niveau élevé des dépenses, notamment la recherche d'une plus grande efficacité.

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