Bernard Thibault (CGT) estime qu'un accord européen anti-Hollande ne serait "pas surprenant"

Bernard Thibault, devant le QG de campagne du Parti socialiste, à Paris, le 12 janvier 2012.
Bernard Thibault, devant le QG de campagne du Parti socialiste, à Paris, le 12 janvier 2012. (AFP - Fred Dufour)

Interrogé sur BFM Business, lundi, Bernard Thibault a déclaré qu'un accord anti-Hollande entre les dirigeants européens ne serait "pas surprenant". Le secrétaire général de la CGT a dénoncé "l'austérité généralisée" instituée, selon lui, dans l'UE.

Interrogé sur BFM Business, lundi, Bernard Thibault a déclaré qu'un accord anti-Hollande entre les dirigeants européens ne serait "pas surprenant". Le secrétaire général de la CGT a dénoncé "l'austérité généralisée" instituée, selon lui, dans l'UE.

Bernard Thibault prend la défense de François Hollande.

Le secrétaire général de la CGT a estimé, lundi 5 mars sur BFM Business, qu'un accord entre quelques dirigeants européens contre François Hollande ne serait "pas surprenant".

Selon lui, ces dirigeants voient dans l'éventuelle victoire du candidat socialiste à la présidentielle "un obstacle" à la mise en oeuvre du nouveau traité européen.

L'instauration d'une "austérité généralisée"

M. Thibault a souligné qu'il ne pouvait "pas infirmer ou confirmer" l'existence d'un accord entre la chancelière allemande, Angela Merkel, et des conservateurs européens pour boycotter le député de la Corrèze, un fait rapporté par l'hebdomadaire d'outre-Rhin, Der Spiegel, mais démenti par les autorités à Berlin.

"En même temps, ça ne me surprendrait guère qu'il y ait un tel accord dans la mesure où ces responsables d'Etat sont, avec le président français, le fer de lance du nouveau traité européen" qui "instaure une austérité généralisée", a ajouté le numéro un de la CGT.

"Dans ce panorama, dans ce concert européen qui prône l'austérité et qui souhaite l'adoption d'un traité qui nécessite encore une ratification, il ne serait pas surprenant qu'ils voient le résultat de l'élection présidentielle française comme un obstacle ou un handicap à la mise en oeuvre de ce traité", a estimé M. Thibault.

Coup de chapeau à François Hollande

Pour lui, "ce n'est pas aujourd'hui de bonne politique que des dirigeants d'un pays laissent entendre qu'ils s'immiscent dans un débat citoyen" qui revient à la France dans le cadre de la campagne présidentielle.

Si, dans le passé, la direction de la CGT cachait difficilement sa proximité avec le candidat du Parti communiste lors des campagnes présidentielles, sa position a nettement évolué, depuis la chute du Mur de Berlin, vers un plus grande "neutralité" politique.

S'il peut apparaitre naturel que le coeur des dirigeants cégétistes penche plus pour le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, il n'est pas tout à fait indifférent que le premier d'entre eux donne indirectement un coup de chapeau à M. Hollande qui a marqué sa volonté, en cas de victoire, de renégocier le traité de stabilité européen.

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