Etats-Unis. Le Sénat américain approuve un accord évitant le "mur budgétaire"

Le vice-président américain, Joe Biden, au Sénat, à Washington (Etats-Unis), le 31 décembre 2012.
Le vice-président américain, Joe Biden, au Sénat, à Washington (Etats-Unis), le 31 décembre 2012. (DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

La Chambre des représentants, à majorité républicaine, doit encore approuver le texte élaboré par le vice-président Joe Biden et le leader républicain du Sénat.

Une étape primordiale a été franchie mais tout n'est pas réglé. Le Sénat américain a approuvé dans la nuit du lundi 31 décembre 2012 au mardi 1er janvier 2013 un accord qui devrait permettre aux Etats-Unis d'éviter la cure d'austérité forcée du "mur budgétaire". Le texte, issu d'un compromis élaboré par le vice-président démocrate, Joe Biden, et le leader des républicains au Sénat, Mitch McConnell, doit maintenant être approuvé par la Chambre des représentants, à majorité républicaine. Celle-ci devrait se prononcer dans la journée de mardi.

Le terme de "mur budgétaire" désigne un cocktail de hausses d'impôts brutales dues à l'expiration des cadeaux fiscaux hérités de la présidence de George W. Bush et de coupes drastiques dans les dépenses, fruits d'un marchandage datant de 2011 au Congrès. Ces mesures de rigueur soudaines menacent de replonger la première économie mondiale dans la récession.

Intervention décisive de Joe Biden

En l'absence d'accord, ces mesures auraient dû prendre effet au 1er janvier. Durant des semaines, les parlementaires des deux camps se sont activés pour tenter de trouver un terrain d'entente, sous la pression de Barack Obama. Tandis que les républicains se montraient très réticents à toute hausse d'impôts, les démocrates voulaient éviter les coupes claires dans les dépenses, notamment pour le financement des programmes sociaux, et taxer davantage les plus riches.

C'est l'intervention du vice-président Joe Biden, vétéran des négociations au Sénat où il a siégé 36 ans, qui a permis de faire bouger les lignes. Lui et le chef de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, se sont mis d'accord sur un texte réglant notamment le volet fiscal.

Un compromis sur le volet fiscal

Le marché prévoit une hausse des taux d'imposition pour les foyers aux revenus supérieurs à 450 000 dollars (340 000 euros) par an. Barack Obama avait défendu pendant sa campagne de réélection un seuil à 250 000 dollars (190 000 euros) mais a dû transiger.

Il prévoit aussi une extension de l'assurance-chômage, et repousse de deux mois les coupes budgétaires automatiques censées entrer en vigueur mercredi pour donner davantage de temps aux élus pour élaborer un plan de réduction des dépenses, exigé par les républicains.

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