Bruxelles a reconnu que la pêche artisanale française disposait encore de 171 tonnes

Pêche au thon rouge
Pêche au thon rouge (AFP - José Luis Roca)

Après l'annonce de Bruxelles d'anticiper la fermeture de la campagne de pêche au thon rouge, Paris avait indiqué vouloir des explications sur cette décision.Une décision de fin de pêche pour les thoniers senneurs qui avait pris effet mercredi à minuit, quelques jours avant la fin officielle du 15 juin 2010.

Après l'annonce de Bruxelles d'anticiper la fermeture de la campagne de pêche au thon rouge, Paris avait indiqué vouloir des explications sur cette décision.

Une décision de fin de pêche pour les thoniers senneurs qui avait pris effet mercredi à minuit, quelques jours avant la fin officielle du 15 juin 2010.

La mesure, définitive a précisé Bruxelles vendredi, vise "les thonniers senneurs en Méditerranée et dans l'est de l'Atlantique, en raison de l'épuisement des quotas qui leur ont été alloués", a expliqué la commissaire en charge de la Pêche, Maria Damanaki. Cette mesure est "nécessaire pour protéger les stocks fragiles de thon rouge" et pour assurer leur survie, souligne l'exécutif européen.

La campagne s'était ouverte le 1er juin et devait durer au plus tard jusqu'au 15 juin. La France, la Grèce et l'Espagne ont été informées de cette décision effective à compter de minuit ou plus tôt si les Etats concernés ont déjà décidé de fermer la pêche, précise la Commission.

Explications demandées
A Paris, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Bruno Le Maire, qui "déploré" les incidents entre les pêcheurs français et les militants de l'ONG Greenpeace au large de Malte, a demandé mercredi des explications à la Commission européenne sur cette décision, lors des questions à l'Assemblée nationale.

"Soit la Commission nous apporte la preuve formelle que les bateaux français (...) ont réalisé l'intégralité de leurs quotas et dans ce cas nous respecterons naturellement la décision, soit les navires français n'ont pas pu réaliser leurs quotas et nous demandons à la Commission européenne de laisser les pêcheurs français réaliser les quotas légalement autorisés".

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