Wall Street sous le choc après les pertes de la banque JPMorgan

Des traders à la Bourse de New York (Etats-Unis), le 7 mai 2012.
Des traders à la Bourse de New York (Etats-Unis), le 7 mai 2012. (SPENCER PLATT / GETTY / AFP)

La Bourse de New York évolue sans direction après l'annonce de pertes de courtage de 2 milliards de dollars par la banque JPMorgan Chase.

La Bourse de New York évoluait sans direction, vendredi 11 mai, sous le choc de l'annonce de pertes record par JPMorgan Chase, de 2 milliards de dollars (1,54 milliard d'euros). Un courtier français de l'établissement pourrait être à l'origine de ce gouffre de la banque américaine. Résultat : le Dow Jones cédait 0,40% tandis que le Nasdaq prenait 0,18%. Vers 15h50 (heure de Paris), le Dow Jones Industrial Average reculait de 50,78 points tandis que le Nasdaq, à dominante technologique, augmentait de 5,16 points.

Wall Street avait fini incertain jeudi, encouragé par l'espoir d'avancées en Grèce et par un bon chiffre sur l'emploi aux Etats-Unis, en dépit de résultats d'entreprises mitigés : le Dow Jones avait gagné 0,16% à 12 855,04 points tandis que le Nasdaq avait cédé 0,04% à 2 933,64 points.

JPMorgan perd 9% 

Annoncée après la clôture, la nouvelle d'une perte de courtage record de la banque JPMorgan Chase, la première banque américaine en terme d'actifs, a assommé Wall Street et le secteur bancaire dans son ensemble vendredi en début de séance. "La santé des marchés des crédits et du système bancaire est essentielle à la reprise économique. L'annonce de JPMorgan est un grave coup porté aux espoirs que le secteur de la finance aux Etats-Unis est en train de se reconstruire, après l'explosion de la dette au cours des dernières années. Cela va ébranler la confiance dans les actions bancaires", a commenté Dick Green, du site d'analyse financière Briefing.com.

Le titre de l'institution new-yorkaise perdait 9,03%, à 37,06 dollars. La banque américaine a enregistré sur les six dernières semaines la plus lourde perte de courtage aux Etats-Unis depuis la crise des subprimes de 2008. Et elle pourrait grossir à cause de positions risquées de dérivés de crédit, produits à l'origine de la crise de 2008. Dans son sillage, les titres des plus grosses banques américaines enregistraient de fortes chutes, comme Bank of America (-2,21% à 7,53 dollars), Goldman Sachs (-3,89% à 102,19 dollars), Morgan Stanley (-4,55% à 14,89 dollars) ou encore Citigroup (-3,62% à 29,54 dollars).