Perte du AAA : Fillon évoque de possibles "ajustements"

François Fillon réagit à la perte du triple A de la France, le 14 janvier, lors d\'une conférence de presse, à Paris. 
François Fillon réagit à la perte du triple A de la France, le 14 janvier, lors d'une conférence de presse, à Paris.  (MIGUEL MEDINA / AFP)

Lors d'une conférence de presse, samedi, à Paris, le Premier ministre a assuré que les "mesures budgétaires prises sont suffisantes" pour l'instant. 

Ne pas dramatiser mais ne pas sous-estimer non plus la perte du AAA français. Tel est l'objectif du gouvernement qui, par la voix de François Fillon, a réagi samedi 14 janvier à la décision de l'agence de notation Standard & Poor's.  

Depuis Matignon, François Fillon a ainsi annoncé le maintien de la politique du gouvernement avec la volonté de "mener des réformes structurelles" pour privilégier "la croissance", plutôt que de mettre en œuvre des "réductions massives des dépenses". Tour d'horizon des principales annonces du Premier ministre. 

Des mesures budgétaires suffisantes... mais des ajustements

Le Premier ministre a notamment souligné la solidité de l'action du gouvernement, qui a annoncé deux plans de rigueur en 2011 : "les mesures budgétaires que nous avons prises sont suffisantes à ce stade", a-t-il souligné. 

François Fillon a ainsi cité la réforme des retraites, la réduction des effectifs de la fonction publique ou encore la suppression de la taxe professionnelle, afin d'insister sur les efforts accomplis par le gouvernement.

Le Premier ministre n'a toutefois pas écarté d'éventuels "ajustements (...) lorsque nous aurons une meilleure visibilité sur notre croissance"

Retour à l'équilibre à l'horizon 2016

"Le gouvernement garantira le respect de la trajectoire de nos finances publiques sur laquelle nous nous sommes engagés, avec un retour du déficit public sous les 3 % dès 2013 et un retour à l'équilibre en 2016", a promis le Premier ministre, balayant l'idée d'un troisième plan de rigueur

Le Premier ministre a également mentionné les "insuffisances de la gouvernance européenne" pour justifier la décision de Standard & Poor's.  

Des décisions après le sommet social

Insistant sur le fait que "ce ne sont pas les agences de notation qui feront notre politique et notre agenda", François Fillon a promis "des décisions fortes" pour mener des "réformes structurelles", après le sommet social de mecredi 18 janvier.