L'action Groupe Fnac dégringole de 13,64% pour sa première journée en Bourse

Un magasin Fnac à Milan (Italie), le 29 novembre 2012. 
Un magasin Fnac à Milan (Italie), le 29 novembre 2012.  (OLIVIER MORIN / AFP)

Comme prévu, le titre a subi des ventes massives de la part des investisseurs détenant des titres Kering. 

Les marchés ont réservé un accueil difficile à l'agitateur de talent. La Fnac a chuté de 13,64% à 19 euros, à l'issue de son premier jour de cotation, jeudi 20 juin. Les actions de la nouvelle entité, Groupe Fnac, avaient été distribuées aux actionnaires actuels de Kering (ex-Pinault-Printemps-Redoute, PPR), groupe dirigé par François-Henri Pinault et propriétaire de la Fnac. Pour chaque bloc de huit titres PPR déjà détenus, ils ont reçu une action Groupe Fnac... qu'ils ont été nombreux à vendre. 

Comme prévu, le titre a subi des ventes massives de la part des investisseurs détenant des titres Kering exposés au CAC, au secteur du luxe ou aux grandes capitalisations.

Une dégringolade inévitable ?

La mise en Bourse s'annonçait difficile. Son prix de référence avait d'ailleurs été fixé à 22 euros par action, valorisant le groupe à 365 millions, un montant inférieur aux 400 millions d'euros attendus par le marché. Selon un trader parisien, interrogé par l'agence Reuters, "le management [du groupe] a décidé d'introduire la société à un niveau inférieur aux 400 millions d'euros envisagés par le marché pour éviter une trop grosse baisse pour le premier jour de cotation". 

De l'avis général, le groupe a peu d'atouts pour convaincre les investisseurs du potentiel d'une enseigne exposée à des marchés déclinants. "La baisse de l'action n'a rien d'étonnant car personne ne voulait de la Fnac", a commenté un gérant à Paris. "Il est difficile d'imaginer un avenir pour cette société dont le business model semble obsolète."