Barroso : les Européens isolés sur les bonus ?

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. (© France 2)

Le président de la Commission européenne a estimé que les Européens devaient agir seuls sur la limitation des bonus

Le président de la Commission européenne a estimé que les Européens devaient agir seuls sur la limitation des bonusLe président de la Commission européenne a estimé que les Européens devaient agir seuls sur la limitation des bonus

José Manuel Barroso a estimé dans une interview diffusée à quelques jours du sommet du G20 à Pittsburgh, que cette option sera nécessaire "si les Américains ne suivent pas".

"Même si les Américains ne suivent pas, je crois que nous devrions aller de l'avant", déclare-t-il lors d'une émission diffusée sur TV5 Monde et RFI, dimanche.

"Je suis pour la liberté des marchés financiers, mais la liberté exige aussi des règles", a précisé le président de la Commission européenne. "C'est tellement scandaleux ce qui se passe, c'est vraiment un problème éthique que je trouve que là, si nécessaire il faut y aller seul", a-t-il encore affirmé.

"Je crois que nous devons lutter pour un plafonnement mais je ne peux pas vous dire quel sera le résultat" à Pittsburgh lors du sommet des 24 et 25 septembre, a-t-il ajouté.

Face à face UE/USA

Les Européens mettent la pression sur les Américains, pour obtenir des règles mondiales strictes afin de limiter les bonus bancaires. Le président américain Barack Obama s'est clairement prononcé contre un plafonnement de ces rémunérations variables.

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE n'ont pu s'entendre jeudi pour demander clairement un "plafonnement" des bonus avec une limite absolue, comme le souhaite la France, et ce du fait de l'opposition britannique.

Ils (les dirigeants européens) se sont bornés à indiquer qu'ils fallait "étudier" cette possibilité, comme l'avaient souhaité le président Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Gordon Brown, dans un courrier commun publié au début du mois.

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