Banquiers à l'Elysée: réactions

Réactions aux engagements pris mardi par les banques sur les rémunérations des traders et le crédit

Réactions aux engagements pris mardi par les banques sur les rémunérations des traders et le créditRéactions aux engagements pris mardi par les banques sur les rémunérations des traders et le crédit

Martine Aubry, première secrétaire du PS, estime que "c'est bien une énième réunion pour pas grand chose."

De son côté, la CGPME se félicite de la volonté du président d'appeler les banques à augmenter les encours de crédit aux PME. Elle regrette toutefois qu'aucune précision n'ait été apportée sur ce point."

Le PS dénonce mercredi un "jeu de dupes" entre Nicolas Sarkozy et les banquiers et estime qu'après sept réunions, le président de la République n'a toujours pas commencé à "changer sérieusement" les règles du système financier.

Selon Benoît Hamon, porte-parole du parti de la rue de Solférino, "pour que la politique des banques sur les rémunérations et les crédits change véritablement, il est nécessaire que l'Etat entre au capital des banques recapitalisées et pèse sur leur gestion".

Martine Aubry a estimé mardi que "les Français sont en colère. Quand il s'agit d'augmenter les prix du gaz ou d'augmenter les franchises médicales, pour faire payer toujours les mêmes, on n'hésite pas, on prend les textes. Là, on a annoncé des textes pendant longtemps et on ne fait rien. Nicolas Sarkozy fait la preuve qu'il n'a ni la volonté, ni sans doute le pouvoir de réformer un système qui marche sur la tête."

L'UMP, dans un communique, "salue le volontarisme du président de la République et se réjouit de la triple exigence manifestée par le chef de l'Etat - plus de transparence, plus de contrôle et plus de responsabilité - dans le fonctionnement et les rémunérations du système bancaire."

"Le Mouvement populaire souligne le succès de cette rencontre et pèsera de tout son poids pour que les banques qui ont bénéficié de fonds publics adoptent une attitude réellement positive et éthique à l'égard des emprunteurs, entreprises ou ménages, sans lesquels il n'y a ni investissement productif, ni croissance durable."

Le Medef (patronat) salue "la volonté commune du président de la République et du secteur financier français de formuler des propositions innovantes pour améliorer le fonctionnement des activités de marché en vue du G20 de Pittsburgh."

"Premier résultat concret pour Nicolas Sarkozy face aux banques, après six réunions infructueuses en un an : la BNP raccourcit les bonus de ses traders de 50%.", écrit SOS Petits porteurs. "Un demi-milliard en moins pour les traders en question, c'est toujours bon à prendre. Une chose est certaine: le 'malus' ne va pas s'appliquer rétroactivement aux colossales imprudences dont ces traders se sont rendus coupables les années qui ont précédé la crise. Dommage."

Jean-Pierre Brard, député de Seine-Saint-Denis (app. PCF) : "Nicolas Sarkozy brasse de l'air et les banquiers des milliards". "Les discours exhibitionnistes du président et les admonestations télévisées des ministres et des plus hautes autorités de l'Etat envers les patrons des banques, ne parviennent pas à dissimuler la soumission à abuser ceux qui ne peuvent imaginer la déférence des dirigeants de la droite à l'égard de la haute finance".

Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG) a salué les annonces de Nicolas Sarkozy, estimant que "ce qui vient d'être annoncé est très bien, que c'est une mesure de justice et donc oui le président a bien fait son boulot". Le sénateur du Tarn-et-Garonne a tenu à souligner que son parti est "bien campé dans l'opposition" et a rejeté les rumeurs annonçant l'entrée au gouvernement du député PRG Paul Giacobbi lors du prochain remaniement ministériel.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, dénonce le "rideau de fumée de Nicolas Sarkozy et des banques", une "mascarade qui n'est destinée qu'à donner le change vis-à-vis de l'opinion". "Ces annonces sont des trompe-l'oeil". "Le système annoncé ne correspond pas à un véritable malus puisque 50% du bonus ne pourra pas être repris. Enfin, ce sont les banques qui vont mettre en place ces mesures, d'une manière qui leur sera forcément favorable".

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