"Dieselgate" : Volkswagen a payé 9,5 milliards de dollars à des automobilistes américains

Un logo de Volkswagen dans l\'Etat de New-York (Etats-Unis), le 4 juillet 2020.
Un logo de Volkswagen dans l'Etat de New-York (Etats-Unis), le 4 juillet 2020. (JOHN NACION / NURPHOTO / AFP)

Le constructeur allemand a reconnu avoir truqué des véhicules avec un logiciel capable de les faire apparaître moins polluants lors de tests en laboratoire que sur les routes.

Un chèque de près de 10 milliards d'euros. L'autorité fédérale américaine de protection des consommateurs a dévoilé, lundi 27 juillet, que le constructeur allemand Volkswagen avait payé quelque 9,5 milliards de dollars depuis 2016 à des automobilistes américains trompés par des dispositifs visant à contourner les normes anti-pollutions. Ce scandale de dimension internationale, connu comme le "dieselgate", a terni pour longtemps l'image de Volkswagen.

Dans cette affaire révélée en septembre 2015, Volkswagen a reconnu avoir truqué 11 millions de véhicules dans le monde avec un logiciel capable de les faire apparaître moins polluants pendant les tests en laboratoire que sur routes. "Quand on a donné un choix aux propriétaires de véhicules de la marque VW ou Porsche, une filiale du constructeur de Wolfsburg, s'ils souhaitaient rendre leur véhicule ou le faire mettre aux normes, plus de 86% de ceux qui sont allés au bout du processus ont préféré rendre leur voiture", indique la Federal Trade Commission dans son rapport final sur ce qu'elle qualifie "de plus important programme de remboursement de consommateurs de l'histoire des Etats-Unis".

Un nouveau procès en septembre

Depuis le scandale, Volkswagen a dû faire face à de multiples actions en justice, au pénal et au civil. Un des derniers grands procès attendus en Allemagne est celui de l'ancien patron d'Audi Rupert Stadler qui doit comparaître à partir du 30 septembre. La facture totale du scandale pour Volkswagen devrait dépasser 30 milliards d'euros (environ 35 milliards de dollars), dont les 9,5 milliards déjà déboursés aux Etats-Unis pour dédommager les clients.

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