VIDEO. 1 000e Grand Prix de F1 : "Aujourd'hui, la compétition automobile est beaucoup plus sûre", souligne Jean Todt

YVES LE HORS / RADIO FRANCE

Le Grand Prix de Chine, dimanche 14 avril à Shanghaï, sera la millième course de l'histoire de la Formule 1. L'occasion pour Jean Todt, ancien patron de l'écurie Ferrari et toujours président de la Fédération internationale de l'automobile, d'évoquer l'évolution de la F1.

Certains regrettent l'âge d'or de la Formule 1, l'époque des pilotes audacieux et charismatiques que furent Ayrton Senna, Alain Prost ou Michael Schumacher. Mais dans le discours de Jean Todt, nul regret, pas de "C'était mieux avant." Le patron de la Fédération internationale de l'automobile prend acte et même admire l'évolution actuelle. "Est-ce que je regrette la 2 CV, la Fiat 500 ou la Mini Cooper première génération ? J'ai un peu de nostalgie, mais aujourd'hui on parle de voiture connectée, de voiture autonome : c'est une accélération fascinante de l'automobile, et cela se traduit également dans la compétition."

Sécurité avant tout

"La compétition est beaucoup plus sûre. À l'époque de Fangio, Stewart, Senna, Prost, 15 à 20 % des pilotes commençaient la saison et ne la terminaient pas parce qu'ils mouraient de leur passion. Entre la mort de Senna, à Imola en 1994, et 2019, il y a eu un seul mort, un mort de trop : Jules Bianchi au Grand Prix du Japon [le 5 octobre 2014 NDLR]. On a énormément progressé en matière de technologie et de sécurité sur les voitures, sur les circuits et les équipements."

Charles Leclerc, pilote "prometteur"

C'est le pilote qui monte. Le Français Charles Leclerc a fait de pétaradants débuts en Formule 1. Jean Todt l'observe attentivement, mais ne s'emballe pas. "Karting, GP3, Formule 2, très bonne première année en F1... Sa carrière jusqu'à présent est absolument remarquable. Pour un garçon de 21 ans, c'est prometteur. Mais il ne faut pas tirer de conclusions après deux Grands Prix."

YVES LE HORS / RADIO FRANCE

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