Plus strict, plus long et (probablement) plus cher : ce qu'il faut savoir sur le nouveau contrôle technique

Les contrôles techniques des automobiles vont changer le 20 mai 2018.
Les contrôles techniques des automobiles vont changer le 20 mai 2018. (PHILIPPE TURPIN / PHOTONONSTOP)

A partir du 20 mai 2018, les contrôles techniques vont changer. Au programme : plus de points de contrôles et une addition qui devrait grimper.

Du nouveau chez le garagiste. A partir du 20 mai 2018, les contrôles techniques vont changer. Au programme : davantage de points de contrôles et une addition qui devrait s'alourdir. La raison ? La mise en application d'une directive européenne datant de 2014. Franceinfo décrypte ces nouveautés qui vont concerner tous les automobilistes.

Un contrôle plus pointilleux

L'objectif de ce nouveau contrôle technique est de limiter les accidents mécaniques. Pour cela, les garagistes vont procéder à un contrôle plus pointilleux. Aujourd’hui, ils vérifient 123 points spécifiques sur chaque automobile. Il y en aura au moins 8 de plus à observer à partir du 20 mai, rapporte 20 Minutes. Et le chiffre pourrait encore grimper. "Les discussions sont toujours en cours à ce propos, indique le Conseil national des professions automobiles (CNPA). Lors de la dernière réunion, le 30 décembre, trois nouveaux points de contrôle ont été ajoutés à la liste."

Les garagistes pourront ainsi pointer 696 défauts différents sur votre automobile, contre 453 actuellement.

Un nouveau système de résultats

Aujourd'hui, le contrôle ne pouvait donner lieu qu'à deux résultats : favorable ou défavorable. Dans ce dernier cas, vous aviez un délai de deux mois pour effectuer une contre-visite et prouver que vous avez bien effectué les travaux, rappelle Le Parisien. Cela va changer au 20 mai 2018.

Désormais, les organismes pourront également émettre un avis "critique". Dans ce cas, l’automobiliste disposera toujours d’un délai de deux mois pour faire les travaux et effectuer une contre-visite... sauf qu’il ne pourra plus circuler avec le véhicule incriminé. Cela concerne des défaillances jugées "critiques", par exemple, l’absence de liquide de frein ou la mauvaise fixation des roues.

"Il aura alors l’autorisation de rouler pendant 24 heures pour pouvoir rentrer chez lui après le contrôle mais, au-delà de ce délai, il ne pourra circuler que pour se rendre au garage faire les travaux", indique encore le CNPA. Passé ce délai, si l'automobiliste prend le volant, il risquera une amende, dont le tarif reste le même : 135 euros.

Un contrôle plus long et plus cher

Conséquence logique de ces modifications : le contrôle technique va être plus long et plus cher. Comptez en moyenne 30 à 50 minutes. Les garagistes devront d'ailleurs se former pour répondre aux nouvelles exigences. Le contrôleur, actuellement titulaire d'un CAP, devra désormais posséder un bac pro, selon Le Parisien.

Avec des expertises plus longues et plus rigoureuses, les contre-visites devraient se multiplier. Des changements qui vont aussi faire grimper l'addition. Les spécialistes tablent ainsi sur une hausse de 20% des tarifs, ce qui ramènerait le coût moyen d'un contrôle technique aux alentours des 80 euros, estiment Les Echos.