Grève contre la réforme des retraites : la légalité des blocages de raffineries en question

Au 29e jour de grève contre la réforme des retraites, jeudi 2 janvier, les syndicats sont toujours aussi déterminés à tenir le plus longtemps possible, quitte à bloquer certaines entreprises stratégiques comme les raffineries. Le gouvernement condamne ces actions, qu'il juge illégales. Est-ce vraiment le cas ?

La raffinerie de Donges (Loire-Atlantique), près de Nantes, est en grève, jeudi 2 janvier. Aucune expédition de carburant n'est prévue. Même situation à Grandpuits-Bailly-Carrois (Seine-et-Marne), en région parisienne. Au total, sur les huit raffineries françaises, deux sont bloquées, selon le gouvernement. La CGT appelle à amplifier le mouvement à partir du 7 janvier prochain, avec un blocage de toutes les raffineries pendant quatre jours. Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, juge le blocage contraire à la loi.

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Une démarche légale sous conditions

Une action illégalle ? La CGT s'insurge. En effet, le blocage d'un site est légal quand le droit de grève s'applique. Il faut pour cela un arrêt du travail de tous les salariés. Cependant, un blocage est bien illégal quand tous les salariés ne sont pas en grève, ou lorsqu'il résulte d'une action extérieure à l'entreprise. "Le blocage de l'accès à un site ou bien l'occupation des locaux afin d'empêcher le travail des non-grévistes sont des actes abusifs", est-il indiqué sur le site service-public.fr. Jeudi 2 janvier, très peu de stations-service sont en rupture de carburant en France. 98% des stations sont approvisionnées normalement.

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