"Gilets jaunes ": Champs-Élysées, une facture salée

L'heure est au nettoyage et aux réparations sur les Champs-Élysées à Paris, deux jours après le rassemblement des "gilets jaunes", samedi 24 novembre. Les commerçants évaluent leurs pertes.

Au matin du lundi 26 novembre, les stigmates des violences de samedi sont encore bien visibles sur les Champs-Élysées à Paris. Des heurts et des débordements avaient eu lieu au cours du rassemblement des "gilets jaunes". Partout, des feux de signalisation sont toujours hors service et de nombreuses vitrines sont brisées. La terrasse de l'un des cafés de la plus grosse artère parisienne a tout juste retrouvé son aspect habituel, après avoir été pillée par les manifestants. "Il y a une cinquantaine de chaises qui ont dû partir (...), la moitié sont cassées, il manque aussi plus de la moitié des bacs à fleurs", signale le propriétaire, encore sous le choc.

Un nouveau rassemblement samedi prochain ?

Une perte de recette importante également pour ces commerçants. Pour un des kiosquiers des Champs-Élysées, les autorités n'ont pas anticipé l'ampleur de la manifestation et les violences qui ont suivi. "On n’a pas eu de mot d'ordre, la police n'est pas passée, les choses n’ont pas été rangées, les grilles d'arbres n'ont pas été enlevées et les chantiers n'ont pas été sécurisés (...) : les gens qui sont venus foutre le bordel avaient tout sous la main", dénonce Éric Travert, qui a dû fermer son kiosque dès 10 heures, samedi matin. Une partie des "gilets jaunes" a appelé à se mobiliser à nouveau, samedi 1er décembre, à Paris.

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