Carburants : les conducteurs de matières dangereuses reconduisent leur grève mercredi

Des automobilistes font la queue devant une station-service lors de la grève des transporteurs de matière dangereuses, mardi 30 mai 2017 à Paris.
Des automobilistes font la queue devant une station-service lors de la grève des transporteurs de matière dangereuses, mardi 30 mai 2017 à Paris. (MAXPPP)

La CGT-Transports a recensé "entre 60 et 80%" de grévistes mardi.

Le bras de fer continue. Les conducteurs de camions transportant des matières dangereuses (carburants, gaz...) vont poursuivre mercredi le mouvement lancé vendredi par la CGT-Transports, a annoncé le syndicat mardi 30 mai au soir. L'organisation demande au patronat et au gouvernement l'ouverture "rapide" de négociations sur les conditions de travail dans le secteur.

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Comme les jours précédents, la grève a été essentiellement suivie mardi par des chauffeurs franciliens et n'entrainait "pas de pénurie", malgré l'augmentation du nombre de stations franciliennes en rupture de carburants, selon les professionnels du secteur.

Plus de 370 stations en pénurie totale

La CGT-Transports a recensé mardi "entre 60 et 80%" de grévistes. Lundi, le chiffre de 70% avait été taxé de "largement exagéré" par les fédérations patronales FNTR et TLF.

Côté stations-essence, selon le dernier bilan de l'Union française de l'industrie pétrolière (Ufip), "une centaine de stations sont en rupture totale", sur 11 000 en France, "on n'est pas dans une situation de pénurie". Mais ces chiffres ne sont que partiels, l'Ufip ne disposant pas des données de la grande distribution.

De son côté, une source CGT évoque "plus de 180 stations en panne en Île-de-France", sur la base d'estimations de "terrain". L'application Essence, élaborée à partir des informations remontées par les abonnés, recensait à 23h40 environ 780 stations touchées, dont 377 en pénurie totale.