DIRECT. "Gilets jaunes" : Emmanuel Macron annonce une réponse "intraitable" aux violences à la Réunion

Des manifestants bloquent une route à Saint-Denis-de-la-Réunion, le 19 novembre 2018.
Des manifestants bloquent une route à Saint-Denis-de-la-Réunion, le 19 novembre 2018. (RICHARD BOUHET / AFP)

Trente membres des forces de l'ordre ont été blessés depuis samedi. "On ne peut pas accepter les scènes que nous avons vues", a estimé le chef de l'Etat, mercredi.

Emmanuel Macron a annoncé, mercredi 21 novembre, une réponse "intraitable" aux violences à la Réunion. "Ce qui se passe depuis samedi à La Réunion est grave. Nous avons mis les moyens et allons continuer à les mettre : nos militaires seront mobilisés dès demain pour rétablir l'ordre public. Nous serons intraitables car on ne peut pas accepter les scènes que nous avons vues", a-t-il écrit sur Twitter. Des propos conformes à ce qu'il a déclaré en ouvrant le Conseil des ministres. Le chef de l'Etat avait affiché sa volonté de fermeté contre "des comportements inacceptables" lors des manifestations des "gilets jaunes", selon le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

Mobilisation en baisse. Le ministère de l'Intérieur décompte 7 171 manifestants sur 337 sites (dont 96 blocages) mercredi à 9 heures, contre 10 660 manifestants sur 446 sites (dont 208 blocages) mardi.

Tensions à La Réunion. De violents affrontements entre jeunes et policiers ont éclaté, dans la nuit de mardi à mercredi, en marge de blocages des "gilets jaunes". Trente membres des forces de l'ordre – 16 policiers et 14 gendarmes – ont été blessés, d'après Benjamin Griveaux.

 Prise de distance de la CFDT. La CFDT Route, premier syndicat du transport routier, a annoncé, mercredi, qu'elle n'appellerait pas ses adhérents à rejoindre le mouvement des "gilets jaunes" et "continuera à défendre farouchement le pouvoir d'achat des salariés".

Des débordements en Belgique. Deux hommes ont été placés en garde à vue à la suite de débordements à proximité du dépôt pétrolier de Feluy, sur la commune de Seneffe, en Belgique.

Des dégâts en Gironde. La préfecture de Gironde publie sur son compte Twitter des photos des dégradations réalisées par les "gilets jaunes" au péage de Virsac, sur l'autoroute A10. Les manifestants ont en revanche levé leur barrage à Saint-André-de-Cubzac sur la RN10, permettant de fluidifier la circulation sur l'A10, coupée après le blocage du péage.

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