Moteurs diesel : "Il pourrait y avoir d'autres enquêtes que Renault", estime Ségolène Royal

Ségolène Royal, le 24 octobre 2016 à Tourouvre (Orne). 
Ségolène Royal, le 24 octobre 2016 à Tourouvre (Orne).  (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

Des déclarations qui interviennent alors que le constructeur français est visé par information judiciaire en raison du dépassement des émissions polluantes de ses moteurs diesel. 

Renault pourrait ne pas être le seul constructeur français à se retrouver dans la tourmente. Des enquêtes sur des émissions polluantes trop élevées pourraient en effet être ouvertes par la justice à l'encontre d'autres constructeurs automobiles que Renault, visé par une information judiciaire, a estimé la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal dans le Journal du dimanche du 15 janvier.

"Un certain nombre d'anomalies avait été relevées sur des véhicules Renault. Les contrôles effectués dépassaient vraiment de beaucoup les normes autorisées. C'est aussi le cas d'autres constructeurs, dans une mesure différente. Il pourrait donc y avoir d'autres enquêtes", a précisé la ministre de l'Ecologie.

Une commission d'experts indépendants avait été mise en place en octobre 2015 par Ségolène Royal, après le scandale Volkswagen, et était chargée d'effectuer des tests sur une centaine de véhicules vendus en France. Ses travaux avaient révélé d'importants dépassements des seuils de pollution chez certains constructeurs, en particulier Renault.  Ses conclusions ont été transmises à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), dont l'enquête a conduit à l'ouverture de cette information judiciaire.

"Tous ceux qui dépassent devront eux aussi rendre des comptes"

Est ce que le groupe au losange a utilisé les même méthodes que son concurrent allemand ? "C'est une question de justice et je n'interfère pas. C'est à l'enquête de déterminer si Renault a utilisé un logiciel truqueur comme l'a fait Volkswagen. La justice dira s'ils ont juste utilisé les failles du système. Je n'ai aucune raison de penser que Renault a triché comme Volkswagen", a-t-elle ajouté.

"Tous ceux qui dépassent devront eux aussi rendre des comptes et dire ce qu'ils comptent faire", a-t-elle affirmé, soulignant que "le plan d'amélioration de Renault est en cours de validation par le centre national de réception des véhicules". La ministre a fait état de "conditions d'homologation plus strictes avec notamment des tests sur piste en conditions réelles".

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