Le gouvernement confirme une hausse de 10% des taxes sur le diesel en 2018

Une personne fait le plein de diesel dans une station-service de Brest (Finistère), le 29 mai 2017.
Une personne fait le plein de diesel dans une station-service de Brest (Finistère), le 29 mai 2017. (FRED TANNEAU / AFP)

Si le gazole est de loin le premier carburant vendu en France, un rééquilibrage a été entamé depuis 2015 pour rapprocher son prix de celui de l'essence. 

"Je vous le confirme. C'est la volonté d'avoir une convergence entre l'essence et le diesel." Sur le plateau de RMC et BFMTV, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a annoncé la hausse de 10% des taxes sur le diesel en 2018, soit un montant de 7,6 centimes. A deux jours de la présentation du budget, il a confirmé une information d'abord révélée par le quotidien Les Echos.

Le quotidien économique, daté de lundi, a précisé que sur un prix à la pompe "d'environ 1,18 euro, les taxes s'élèvent déjà à plus de 70 centimes, c'est donc une augmentation de 10% qui s'annonce".

Un rééquilibrage entre diesel et essence initié en 2015

Quant à une hausse de 3,9 centimes sur l'essence également évoquée par le journal, "on est dans ces eaux-là, je ne vais pas vous dire que vous vous trompez", a poursuivi Christophe Castaner. Selon le quotidien économique, cette hausse "devrait entièrement absorber la baisse du prix du pétrole constatée ces derniers mois", de l'ordre de 8 centimes entre le 1er janvier et le 1er septembre. 

Le gazole est de loin le premier carburant vendu en France, où il a bénéficié pendant longtemps de nombreux avantages fiscaux, mais un rééquilibrage a été entamé depuis 2015.

Les prix des carburants varient notamment en fonction des cours du pétrole, du taux de change euro-dollar, du niveau des stocks de produits pétroliers, de l'évolution des taxes et de celle de la demande.

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