La fin du diesel : quel risque pour l'emploi ?

En France, avant de passer à l'électrique, on abandonne progressivement le diesel et des milliers d'emplois sont menacés. Jean-Paul Chapel analyse les impacts sur le secteur automobile.

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"L'industrie automobile a fait le calcul, 35 000 emplois sont affectés par la baisse des ventes de diesel", explique Jean-Paul Chapel, sur le plateau de France 2. "Tous ces emplois ne sont pas supprimés, la majorité va se reconvertir dans la fabrication de véhicules essence ou électrique. Mais 15 000 emplois seraient menacés d'ici cinq ans. Déjà plusieurs sous-traitants ont connu des difficultés ces derniers mois : Bosch, Delphi, Honeywell et Federal Mogul. Au total, près d'un millier d'emplois ont été supprimés en un an", ajoute le journaliste.

De nouvelles opportunités pour l'Europe ?

Le passage à l'électrique risque de faire des dégâts. "C'est un risque pour l'emploi. Il faut sept fois moins d'ouvriers pour réaliser un moteur électrique que pour un moteur diesel, la technologie est plus simple. La moitié de la valeur d'un véhicule se trouve dans les batteries, quasiment toutes fabriquées en Asie. La France et l'Allemagne viennent de signer un accord pour développer des batteries de nouvelles générations. Si ça se confirme, ça se traduirait par de nouvelles usines avec plusieurs milliers d'emplois à la clé", conclut Jean-Paul Chapel. 

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