PSA annonce une perte nette de 819 millions d'euros au 1er semestre 2012

Des employés travaillent sur une chaîne de montage de Citroën C4 et DS4 à Mulhouse (Haut-Rhin), en avril 2012.
Des employés travaillent sur une chaîne de montage de Citroën C4 et DS4 à Mulhouse (Haut-Rhin), en avril 2012. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

FRANCE - Fitch a aussitôt abaissé la note de l'entreprise d'un cran, à "BB", et l'action du groupe a chuté en Bourse.

La situation est plus grave que prévu. Le groupe PSA a annoncé, mercredi 25 juillet, une perte nette de 819 millions d'euros au 1er semestre 2012, soit une baisse de chiffre d'affaires de 5,1%. Des pertes quatre fois supérieures aux estimations des analystes.  Après l'annonce de ces résultats, Fitch a aussitôt abaissé la note de l'entreprise d'un cran, à "BB" et le titre du groupe a chuté en Bourse. En début d'après-midi, la valeur a perdu 0,64% à 6,20 euros.

La division automobile la plus touchée

La seule division automobile, confrontée au recul des marchés européens, a connu une perte opérationnelle courante de l'ordre de 700 millions d'euros sur les six premiers mois. Au 1er semestre 2011, le constructeur automobile avait engrangé un bénéfice net de 806 millions d'euros. 

"Le groupe traverse des moments difficiles", indique PSA dans un communiqué, qui pointe "l'ampleur et le caractère durable de la crise qui affecte (leur) activité en Europe". Néanmoins, malgré l'annonce de sa perte semestrielle, le titre en bourse du groupe automobile est en forte hausse mercredi matin.

• 1,5 milliard d'économies supplémentaires

Le groupe a présenté un nouveau plan d'économies intitulé "Rebond 2015" qui a pour ambition de "remettre la division automobile en Europe à l'équilibre de cash".

Ce nouveau train d'économies comprend 600 millions d'euros de baisse des coûts de structure, obtenue grâce à la restructuration annoncée début juillet, et 550 millions de nouvelles coupes dans les investissements. Par ailleurs, 350 millions correspondront aux premières synergies attendues de l'alliance avec le constructeur américain General Motors.

Ces nouvelles mesures s'ajoutent au plan de réduction des coûts d'un milliard d'euros jugé "insuffisant"  par le groupe ainsi qu'au programme de cessions d'actifs de 1,5 milliard d'euros en vigueur en 2012.

• Les salariés ne veulent pas "payer la note"

"ll faut voir ce que PSA a fait de l'argent gagné en 2011 et s'il devait y avoir des mesures de prises, ce n'est pas aux salariés du groupe de payer la note", a réagi Jean-Pierre Mercier, délégué CGT chez PSA Peugeot Citroën, après la publication des résultats semestriels de PSA.

Ler groupe doit détailler le même jour son projet de 8 000 suppressions de postes en France. Le patron du directoire de PSA, Philippe Varin, s'est engagé, lundi 23 juillet, à éviter les licenciements secs et à "faire le maximum" pour la "réindustrialisation" du site d'Aulnay. "Tout en étant très conscient de l'épreuve que ce projet représente pour un grand nombre de salariés, il est de notre responsabilité de le mener à bien dans le cadre d'un dialogue social exemplaire".

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