Les salariés de PSA dans la rue et à l'Elysée

Des ouvriers de l\'usine PSA d\'Aulnay-sous-Bois manifestent à Paris contre la fermeture de leur site prévue en 2014, le 20 septembre 2012.
Des ouvriers de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois manifestent à Paris contre la fermeture de leur site prévue en 2014, le 20 septembre 2012. (JOEL SAGET / AFP)

Des centaines de salariés de l'usine d'Aulnay-sous-Bois ont manifesté à Paris alors que l'intersyndicale était reçue à l'Elysée.

PSA - Les salariés de PSA étaient sur tous les fronts, jeudi 20 septembre. Des centaines d'ouvriers de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ont manifesté à Paris. Pendant ce temps, l'intersyndicale du site a été reçue à l'Elysée.

Des centaines d'ouvriers battent le pavé

"PSA assassin""Un milliard dans ses caisses et PSA veut fermer", "Hollande, le changement, c'est le néant". C'est avec ces slogans que près de 800 ouvriers, selon les organisateurs, 650 selon la police, ont défilé à l'appel de l'intersyndicale contre le plan de 8 000 suppressions de postes annoncé par le constructeur automobile.

FTVi / APTN

Toutefois, l'usine, que PSA entend fermer d'ici à 2014, "tournait normalement dans l'après-midi", a affirmé la direction.

François Hollande reçoit les syndicats

L'intersyndicale n'a obtenu du chef de l'Etat aucun engagement sur le gel des 8 000 suppressions de postes. Mais elle a eu la confirmation de négociations tripartites entre syndicats, Etat et direction, dont la première devrait avoir lieu avant le 15 octobre.

"Nous sommes satisfaits d'avoir obtenu la réunion tripartite avec le soutien ferme du président, mais il ne s'est pas engagé sur un gel du plan le temps de ces négociations", a annoncé Tanja Sussest, déléguée du SIA, syndicat maison majoritaire à Aulnay. Selon le délégué CGT Jean-Pierre Mercier, "les négociations auront lieu site par site", où les enjeux sont différents : à Aulnay-sous-Bois, près de 3 000 emplois sont menacés, alors qu'à Rennes, 1 400 emplois sont en jeu.

FTVi / REUTERS

De son côté, le groupe PSA a assuré dans un premier temps être "d'accord pour parler de la revitalisation des sites dans le cadre d'une négociation tripartite". Mais il s'est ensuite refusé à tout autre commentaire.

Vous êtes à nouveau en ligne