Le procès de Carlos Ghosn pourrait être reporté à 2020

Carlos Ghosn à sa sortie du centre de détention de Tokyo (Japon), le 25 avril 2019, après un second séjour en prison de 22 jours.
Carlos Ghosn à sa sortie du centre de détention de Tokyo (Japon), le 25 avril 2019, après un second séjour en prison de 22 jours. (KENICHI MATSUDA / YOMIURI)

Le tribunal du district de Tokyo avait évoqué un procès en septembre, mais il est revenu sur sa décision, selon les informations de l'agence de presse japonaise Kyodo News.

Le procès de l'ex-PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, qui devait s'ouvrir en septembre, sera repoussé et pourrait ne pas se tenir avant 2020, affirment plusieurs médias japonais, samedi 27 avril. Le magnat de l'automobile déchu, âgé de 65 ans, a été libéré sous caution cette semaine. Il est sous le coup de quatre inculpations : deux pour des dissimulations de revenus dans des documents boursiers et deux pour des cas différents d'abus de confiance aggravé.

Lors de rencontres préliminaires entre le parquet et les avocats de la défense, le tribunal du district de Tokyo a proposé que le procès de l'industriel franco-libano-brésilien s'ouvre en septembre, selon des médias, citant des sources non identifiées. Mais le tribunal a annoncé aux avocats de la défense et à l'accusation qu'il comptait revenir sur cette décision, selon l'agence de presse Kyodo News. Il n'a pas proposé de nouveau calendrier, mais ce changement pourrait toutefois signifier que le procès ne s'ouvrirait pas cette année.

Ghosn ne retournera pas en prison

Le tribunal a également décidé de ne pas séparer le procès de Carlos Ghosn, celui de son bras droit Greg Kelly et celui de Nissan, tous accusés d'avoir omis de déclarer une grande partie de leurs revenus, entre 2010 et 2018. De leur côté, les avocats de Carlos Ghosn souhaitent que leur client soit jugé séparément de Nissan, inculpé dans l'affaire mais virulent pourfendeur de son ancien patron. Ils estiment que cela irait à l'encontre d'un procès équitable.

Le quotidien Sankei Shimbun affirme, par ailleurs, que les procureurs ont renoncé à faire appel devant la Cour suprême de la décision de libérer sous caution l'ancien PDG. Ce dernier ne serait donc plus susceptible de retourner en prison à moins d'être à nouveau arrêté pour de nouveaux chefs d'accusation.

Carlos Ghosn est sorti du centre de détention de Tokyo jeudi soir après avoir payé une deuxième caution, cette fois de 500 millions de yens (quatre millions d'euros). Il lui est également interdit de voir son épouse sans l'autorisation préalable du tribunal. Il s'était déjà acquitté d'une somme d'un milliard de yens (huit millions d'euros) pour obtenir le droit de quitter le 6 mars la prison, où il avait passé 108 jours dans la foulée de son interpellation initiale, le 19 novembre dernier, pour des malversations financières présumées.

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