Au Japon, Carlos Ghosn est "considéré comme un fugitif"

FRANCE 2

Le gouvernement japonais compte placer l'ancien patron de Renault, Carlos Ghosn, sur la liste rouge d’Interpol, après sa fuite au Liban lundi 30 décembre.

C'est le choc et la consternation au Japon quelques heures après la fuite rocambolesque de Carlos Ghosn au Liban. Mardi 31 décembre, "tout le monde se gratte la tête" pour savoir comment ce départ a été rendu possible, explique mardi matin le correspondant de France 2 au Japon Arnauld Miguet, selon qui "le silence du bureau du procureur en dit long".

Risque de tensions diplomatiques

"Comment Carlos Ghosn a-t-il pu échapper à la vigilance des douanes, de la police, mais aussi de la justice ?" poursuit le journaliste depuis Tokyo. L'ancien patron de l'alliance Renault-Nissan se trouvait en effet sous contrôle judiciaire et assigné à résidence à Tokyo. Ses passeports avaient "en principe" été confisqués. Carlos Ghosn est désormais "considéré comme un fugitif et sera probablement placé sur la notice rouge d'Interpol par le gouvernement japonais", poursuit Arnauld Miguet. Ce rebondissement risque de créer des tensions diplomatiques entre Tokyo et Beyrouth, mais aussi entre Tokyo et Paris.

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne