"Je me suis senti otage d'un pays que j'ai servi pendant dix-sept ans" : Carlos Ghosn dénonce un complot

FRANCE 3

Carlos Ghosn est apparu combatif devant une centaine de journalistes mercredi 8 janvier à Beyrouth, au Liban. Il attaqué avec virulence le groupe Nissan et la justice japonaise.

Les journalistes ont été triés sur le volet. Mercredi 8 janvier, Carlos Ghosn a tenu une conférence de presse depuis Beyrouth, au Liban. L'ancien PGD de Renault-Nissan dit vouloir laver son honneur. De sa fuite rocambolesque, il ne dira pas un mot, mais tentera de la justifier. "J'étais plongé dans un système que je ne comprenais pas, c'est comme si j'étais mort", a indiqué l'ancien magnat de l'automobile. Carlos Ghosn est ensuite revenu sur son arrestation au Japon et ses 130 jours de détention. Il évoque une minuscule cellule éclairée jour et nuit.

2h30 de conférence de presse

L'ancien patron se dit victime d'un complot politico-industriel où Nissan aurait fait alliance avec le procureur japonais pour réduire le poids de la France sur l'alliance automobile. Documents à l'appui, il cherche à réfuter les accusations de malversation. "Je me suis senti otage d'un pays que j'ai servi pendant dix-sept ans", a-t-il confié. Carlos Ghosn a tenu sa conférence pendant plus de 2h30, soutenu par ses avocats et son épouse.

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