Dans une vidéo, Carlos Ghosn se dit "innocent" et accuse des dirigeants de Nissan de "trahison"

Extrait de la vidéo enregistrée par Carlos Ghosn et diffusée par ses avocats le 9 avril 2014 lors d\'une conférence de presse à Tokyo (Japon). 
Extrait de la vidéo enregistrée par Carlos Ghosn et diffusée par ses avocats le 9 avril 2014 lors d'une conférence de presse à Tokyo (Japon).  (REPRESENTATIVES FOR CARLOS GHOSN / AFP)

L'ancien PDG de Nissan et Renault, de nouveau emprisonné au Japon, avait enregistré cette vidéo avant son arrestation début avril. 

Il se dit "innocent" et accuse des dirigeants de Nissan de "trahison". Dans une vidéo enregistrée avant sa nouvelle arrestation au Japon et diffusée par ses avocats lors d'une conférence de presse mardi 9 avril, Carlos Ghosn se dit victime d'un "complot" et d'un "coup de poignard dans le dos" de la part des dirigeants de l'entreprise nippone. Le patron déchu de Renault, Nissan et Mitsubishi, a été interpellé jeudi 4 avril à son domicile de Tokyo en raison de nouveaux soupçons de malversations financières, un mois à peine après avoir été libéré sous caution.

"Ce n'est pas une histoire de cupidité, de dictature d'un homme. C'est une histoire de complot, de conspiration, de trahison", déclare en anglais l'ancien PDG de Renault-Nissan dans ce message. Les noms des responsables désignés par Carlos Ghosn ont été coupés au montage, sur demande de ses avocats.

"Ils jouent vraiment un sale jeu"

Dans ce document, Carlos Ghosn dit également craindre un manque de vision pour l'avenir de l'alliance Renault-Nissan. "J'ai beaucoup de respect pour les employés de Nissan", affirme-t-il. "Mais il y a quelques dirigeants qui agissent pour leurs propres intérêts, par peur, égoïstement et nuisent à l'entreprise", a continué l'ancien patron. Et d'ajouter : "Vous connaissez leurs noms, ils jouent vraiment un sale jeu dans cette histoire mais j'espère que les faits, la vérité, éclateront au grand jour."

Son principal avocat, Junichiro Hironaka, a annoncé son intention de déposer mercredi un recours devant le Cour suprême pour obtenir la remise en liberté de son client. De son côté, la France a appelé le Japon à respecter sa présomption d'innocence et des droits.

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