Carlos Ghosn ne sera pas extradé au Japon s'il revient en France

Un agent de sécurité devant une maison qui appartiendrait à Carlos Ghosn située dans un quartier riche de la capitale libanaise, Beyrouth, le 31 décembre 2019.
Un agent de sécurité devant une maison qui appartiendrait à Carlos Ghosn située dans un quartier riche de la capitale libanaise, Beyrouth, le 31 décembre 2019. (ANWAR AMRO / AFP)

Accusé de malversations financières, l'ancien patron de Renault et Nissan a fui le Japon où il était assigné à résidence.

"Nous appliquons à Monsieur Ghosn les mêmes règles qu'à Monsieur Tout-le-Monde." Invitée jeudi 2 janvier de BFMTV, la secrétaire d'Etat française à l'Economie, Agnès Pannier-Runacher, a confirmé que l'ex-patron de Renault-Nissan ne serait pas remis aux autorités japonaises s'il venait à se rendre en France. Accusé de malversations financières, Carlos Ghosn a fui le Japon où il était assigné à résidence pour le Liban, lundi.

"La France [n'extrade] jamais ses nationaux, (...) mais cela ne nous empêche pas de penser que Monsieur Ghosn n'a pas à se soustraire à la justice japonaise", a indiqué Angès Pannier-Runacher. L'ancien patron possède en effet la triple nationalité brésilienne, française et libanaise. "Ce qui le protège de plusieurs extraditions. Au Liban comme en France, l'extradition repose sur un principe, celui de la non remise d'un national par son propre gouvernement", expliquaient ainsi Les Echos mardi. Ce principe est même inscrit dans la loi.

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