Affaire Ghosn : des représentants du gouvernement français à Tokyo

Des passants devant un dessin de Carlos Ghosn, le PDG de Renault, sur un écran de télévision, le 8 janvier 2019 à Tokyo (Japon).
Des passants devant un dessin de Carlos Ghosn, le PDG de Renault, sur un écran de télévision, le 8 janvier 2019 à Tokyo (Japon). (BEHROUZ MEHRI / AFP)

Mis en examen au Japon, Carlos Ghosn pourrait rester des mois en prison, ce qui rendrait difficile son maintien à la tête de Renault, dont il est toujours PDG.

Plusieurs représentants du gouvernement français seront à Tokyo, mercredi 16 janvier, pour une série de rencontres avec les différents protagonistes du dossier Renault-Nissan, en vue de préparer l'après-Carlos Ghosn. Bercy a confirmé à l'AFP, mardi 15 janvier au soir, l'information du Figaro.

Il s'agit d'un "déplacement prévu depuis plusieurs jours, dans la continuité des contacts que le ministre et les équipes de Bercy ont eus depuis plusieurs semaines" avec les parties japonaises, a précisé à l'AFP le cabinet du ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire. "Nous avons toujours dit que nous suivions la situation au quotidien au plus haut niveau. L'Etat assume totalement son rôle comme actionnaire de référence" de Renault, a complété Bercy.

L'avenir de Carlos Ghosn à la tête de Renault en suspens

Mis en examen notamment pour abus de confiance, Carlos Ghosn a vu sa demande de libération sous caution de nouveau rejetée mardi et pourrait rester des mois en prison, ce qui rendrait difficile son maintien à la tête de Renault, dont il est toujours PDG. L'intérim de Carlos Ghosn chez Renault est assuré par Thierry Bolloré, nommé numéro deux il y a un an.

Jusqu'à son arrestation, Carlos Ghosn cumulait cette fonction avec celles de PDG de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi et de président des conseils d'administration de Nissan et de Mitsubishi. Il a depuis été déchu de ses fonctions chez les deux partenaires, où des Japonais devraient logiquement le remplacer.

Vous êtes à nouveau en ligne