Affaire Carlos Ghosn : l'ex-patron de Renault dénonce un "complot et une trahison"

Carlos Ghosn fait un discours à Maubeuge (Nord), le 8 novembre 2018.
Carlos Ghosn fait un discours à Maubeuge (Nord), le 8 novembre 2018. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Carlos Ghosn s'exprime dans un quotidien japonais pour sa première interview depuis la prison de Tokyo où il se trouve depuis son arrestation le 19 novembre.

Carlos Ghosn dit n'avoir "aucun doute" sur le fait que les accusations contre lui sont la conséquence d'un "complot et d'une trahison" de la part des dirigeants de Nissan. L'ex-patron de Renault s'exprime, mercredi 30 janvier, dans un entretien au quotidien économique japonais Nikkei (en anglais). Il s'agit de sa première interview depuis son arrestation, le 19 novembre, à la sortie de son jet privé. Elle a été réalisée depuis la prison de Tokyo où il se trouve.

Il explique que les dirigeants de Nissan étaient opposés à son projet de renforcement de l'intégration entre Renault et ses partenaires japonais, Nissan et Mitsubishi Motors. Dans son entretien, le magnat de l'automobile a par ailleurs balayé les accusations décrivant son règne de 19 ans comme "une dictature". "Les gens ont traduit leadership fort par dictateur, déformant la réalité pour se débarrasser de moi", a-t-il déclaré.

Interrogé sur ses conditions de détention, évoquées notamment par Emmanuel Macron quelques jours plus tôt, Carlos Ghosn a affirmé qu'il y avait "des hauts et des bas" mais qu'il était en "bonne santé". Il s'est dit déterminé à se battre : "Je ne fuirai pas, je me défendrai." Nissan a aussitôt réagi aux propos de Carlos Ghosn en rappelant que le patron Niroto Saikawa avait "déjà catégoriquement réfuté la notion de 'coup d'Etat'".

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