Appel à la grève dans les centres d'appels de SFR

(SFR campus à Saint Denis. © MaxPPP)

Les salariés des centres d'appels externalisés de SFR sont appelés à faire grève ce samedi pour dénoncer les résiliations de contrats de l'opérateur avec plusieurs de ses prestataires de service. La Fédération CGT des télécoms assure que 3.000 emplois sont menacés.

Les abonnés de SFR auront peut-être du mal à joindre le service client aujourd'hui. Les fédérations CGT des télécommunications (FAPT) et des sociétés d'études appellent tous les salariés de la relation clientèle avec SFR à une grève, jour de la mobilisation contre la loi travail.

Dans un communiqué, publié vendredi, les syndicats s'inquiètent des résiliations de contrats de l'opérateur téléphonique avec plusieurs centres d'appels prestataires, estimant que "3.000 emplois" seraient menacés. "Les premières lettres de résiliation de contrat viennent d'être envoyées au groupe Arvato et à Sitel (deux groupes de centres d'appel, NDLR), mais d'autres devraient suivre et concerner les entreprises B2S et Téléperformance, ainsi que les autres prestataires travaillant pour SFR", indiquent les fédérations qui dénoncent "la politique de dumping social imposée par Patrick Drahi", propriétaire du groupe Numéricable-SFR. 

Chez Duacom, à Douai (Nord), 450 salariés risquent de perdre leurs emplois d'après les syndicats. La société, "a reçu un courrier de résiliation de la part de SFR qui précise que le contrat s'arrête le 30 juin 2017 ", exlique Audrey Foucault, déléguée CGT qui rappelle que Duacom, "n'a pas d'autre client sur le site que SFR " et évoque une "catastrophe sociale " si les emplois ne sont pas maintenus.

"On veut pérénniser le site" - Audrey Foucault, déléguée CGT Duacom
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SFR a confirmé, ce vendredi, la fin prochaine des contrats avec ces prestataires mais pas le chiffre avancé de 3.000 emplois. L'opérateur assure que les consommateurs privilégient désormais les échanges en ligne et les applications et utilisent de moins en moins les "call-centers".