Android : l'UE accuse Google de position dominante

(Les locaux de Google à New-York © MaxPPP)

Le géant informatique américain est accusé par l'Union Européenne "d'abuser de sa position dominante en imposant des restrictions aux fabricants d'appareils Android et aux opérateurs de réseaux mobiles".

En théorie, cette communication pourrait déboucher sur de lourdes amendes. Ce mercredi matin, la Commission européenne (CE) a accusé Google d'abus de position dominante avec son système d'exploitation pour appareils mobiles Android. Concrètement, l'exécutif européen reproche à Google de ne pas laisser le choix aux consommateurs et de freiner l'innovation en imposant aux fabricants de téléphones mobile et de tablettes de préinstaller leurs applications (Google Chrome et Google Search). 

Des incitations financières accordées par Google aux fabricants ? 

Les critiques de la commission européenne sont formalisées dans une sorte d'acte d'accusation, ce que l'on appelle une "communication des griefs" en jargon bruxellois. Environ 80% des appareils mobiles intelligents utilisés en Europe et dans le monde fonctionnent sous Android, selon la Commission européenne, qui accuse notamment Google d'accorder des incitations financières aux fabricants et aux opérateurs de réseaux mobiles à la condition qu'ils préinstallent en exclusivité Google Search sur leurs matériels. Et cette stratégie est très lucrative pour Google ; l'an dernier, grâce à ce système d'exploitation, il a réalisé environ 65 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Google déjà épinglé l'an dernier 

Ce n'est pas la première fois que Google est critiqué par l'exécutif européen. L'an dernier, Google avait été accusé de favoriser son propre service de comparaison de prix lors de recherches sur internet. Et la décision de Bruxelles est attendue courant 2016. Dans le dossier Android, ce sont quatre concurrents de Google qui ont saisi la Commission européenne. Leur argument : Google étouffe la concurrence. Evidemment, le géant informatique a des arguments à opposer à ces accusations. Le conseiller juridique de Google s'est déjà réjouit de "collaborer avec la Commission européenne pour démontrer qu'Android est bon pour la concurrence et bon pour les consommateurs". 

 

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