Salon du Bourget : Airbus l'emporte d'une courte tête face à Boeing

(Reuters)

L'avionneur européen annonce avoir enregistré 466 commandes d'avions pour un total de 68,7 milliards de dollars. Il devance son concurrent américain et ses 442 commandes pour 66 milliards de dollars. Les "petits" constructeurs ont battu tous les records sur leurs créneaux.

C'est l'heure des comptes au Bourget après quatre jours de
compétition entre Boeing et Airbus. Cette fois, c'est l'avionneur européen qui
l'emporte aux points face à son concurrent américain : 

Airbus : 466 commandes fermes et options d'achats d'avions

68,7 milliards de dollars 

Boeing : 442 commandes fermes et options d'achats d'avions

66 milliards de dollars

Une victoire et la météo de ces derniers jours qui inspirent
le constructeur européen sur Twitter :

["Quand il pleut, Airbus gagne "]

Mais le match est beaucoup plus
serré si l'on regarde les commandes fermes d'appareils. Si Boeing s'incline bel
et bien sur le montant total (36,9 milliards contre 47,4 milliards de dollars),
l'Américain l'emporte au niveau des commandes : 276 contre 295.

Particulièrement suivi pour cette
50e édition : le match des long-courriers. Le nouvel A350,
opportunément testé une semaine avant le début du Salon, semble avoir fait
sensation. Le dernier né d'Airbus devrait d'ailleurs survoler le Bourget ce
vendredi pour la journée dédiée au grand public (si la météo le permet). Mais
Boeing continue d'engranger de nombreuses commandes sur son 787-10 Dreamliner.
L'Américain a d'ailleurs annoncé cette semaine une prochaine version allongée
de son long-courrier. 

Mais la bonne santé du secteur
aéronautique s'est surtout vue sur le marché des avions régionaux. ATR,
coentreprise d'EADS et Finmeccanica, a enregistré 173 commandes dont 83 fermes
pour ses appareils à hélices. "C'est un total de 4,1 milliards de dollars,
un record"
assure le groupe qui a l'équivalent de trois ans de travail sur
son carnet de commandes. De son côté, le Brésilien Embraer a reçu une commande
ferme de 100 appareils pour son E jets baptisé E 2.

Comment expliquer cet engouement au
Bourget ? Les constructeurs profitent en fait de l'essor de l'Asie et du renouvellement
des flottes des compagnies traditionnelles. 

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