Boîtes noires : le travail minutieux du Bureau d'enquêtes et d'analyses

La France possède l'un des trois plus grands Bureaux d'enquêtes et d'analyses au monde, situé au Bourget (Seine-Saint-Denis). Les équipes de France 2 ont pu pénétrer dans ce lieu normalement interdit aux caméras.

Dans leurs urnes transparentes, les boîtes noires arrivent au laboratoire du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) du Bourget (Seine-Saint-Denis). La scène ne se déroule jamais devant les caméras car c'est le début d'une enquête technique et judiciaire. Les ingénieurs ont permis aux équipes de France 2 d'assister à ce processus. "Il arrive que les données soient perdues lors d'une exposition à des feux intenses. C'est le principal risque pour les enregistreurs et la perte de données, plus que le choc", commente un ingénieur.

Une extraction des cartes sous surveillance

Les boîtes noires peuvent affronter pendant 20 minutes un feu à 1100 degrés. La majorité des avions de ligne en sont équipées. Le sonar permet de repérer les boîtes noires, au nombre de deux, jusqu'au fond de l'océan. La première enregistre les conversations dans le cockpit, la seconde, les paramètres de vol sur 25 heures. L'extraction des cartes se fait sous surveillance avec un ingénieur témoin et chaque étape est photographiée. Pour les coupes des conversations, les familles ne disposent que des transcriptions écrites. Le bureau d'enquête rend plus de dix rapports par mois en moyenne.

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