Aviation : face aux taxes américaines, Airbus tient le choc

France 3

Après l'annonce de nouvelles taxes américaines sur des produits européens, le constructeur Airbus, largement visé par cette mesure, devrait finalement bien s'en sortir. Pour cause, il a depuis plusieurs années transféré une partie de ses usines sur le sol américain.

Sur catalogue, l'A320neo, le best-seller d'Airbus, coûte environ 100 millions d'euros. Avec les nouvelles taxes américaines, son prix pourrait augmenter de 5 à 10 millions d'euros. Un surcoût qui, en fait, inquiète peu le constructeur européen. D'abord, ces taxes ne concerneront que certains avions. En 2015, Fabrice Brégier, à l'époque patron d'Airbus, fait le choix d'implanter son premier centre d'assemblage aux États-Unis. Résultat : sur la centaine d'appareils livrés aux États-Unis chaque année, la moitié est assemblée sur le sol américain et n'est donc pas concernée par ces taxes.

Le concurrent Boeing est au plus mal

De plus, des annulations de commandes sont peu probables. Dans les prochaines années, Airbus doit livrer 900 avions aux compagnies américaines. Même un peu plus cher, il est difficile de changer de fournisseur, car Boeing, concurrent d'Airbus, traverse une zone de turbulences. Ses 737 Max sont cloués au sol. Pour Loïc Tribot La Spière, délégué général au Centre d'étude et de prospective stratégique (Ceps), c'est donc sur les clients que ces taxes vont peser. Les bourses ne s'y sont pas trompées. Depuis les menaces de taxe, les actions des compagnies américaines ont chuté, tandis que celles d'Airbus sont à la hausse.

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